Littérature et Thermalisme : bibliographie

Paul Devaux. Bois gravé pour sa carte de vœux, 1929
Le 16 mars dernier, Christine CHAZE, agrégée d'espagnol qui travaille depuis plusieurs années sur le sujet, a animé une journée de formation à la Médiathèque départementale de Coulandon (Allier) sur le thème Littérature et thermalisme. Elle nous a aimablement communiqué la bibliographie présentée à cette occasion, à toutes fins utiles...
A noter sur vos agendas : le samedi 10 juin prochain, Christine Chaze donnera une conférence à la Société d'Histoire et d'Archéologie de Vichy et des Environs, intitulée "Une promenade littéraire à Vichy". 






1 . Ouvrages théoriques
          (hydrologie, histoire, sociologie, architecture, urbanisme…)


-          Jean AUBERT, Les villes d’eaux autrefois, Editions Horvath 1993.
-          Yves BIZET, Il était une fois les sources, Edition Communication Presse, 2002.
-          Marc BOYER , Le thermalisme dans le Grand Sud-Est de la France, Presses Universitaires de Grenoble, 2005.
-          Alain CARTERET, Vichy charme, 2006.
-          Pascal CHAMBRIARD , Aux sources de Vichy, naissance et développement d’un bassin thermal, Bleu Autour, 1999.
-          Maurice CONSTANTIN WEYER, Vichy et son histoire, 1947
-          René CROZET, Guide de France des sources de santé, Editions de Gergovie, 1990.
-          Pierre-Antoine DONNET, Villes d’eaux en Auvergne , Editions Alain Sutton, 2006.
-          Maurice GONTARD, Vichy, l’irrésistible ascension. Editions Créer, 1998.
-          Christian JAMOT, Thermalisme et villes thermales en France, Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1988.
-          Dominique JARASSE (sous la direction de) ,  2000 ans de thermalisme. Economie, patrimoine, rites et pratiques. Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1994.
-          Dominique JARASSE, Les Thermes romantiques. Bainset villégiatures en France de 1800 à 1850, Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1992.
-          Marie-Reine JAZE CHARVOLIN, Les stations thermales de l’abandon à la renaissance, Revue In Situ, 2014 (version électronique)
-          Eric Thomas JENNINGS, A la cure, les coloniaux. Thermalisme, climatisme et colonisation. Presses universitaires de Rennes, 2011.
-          Magazine Littéraire n°186, Dossier Les maladies mortelles de la littérature, juillet 1982.
-          Nicolas de NICOLAY, Description générale du Bourbonnais en 1569.  BNF Gallica.
-          Jérôme PENEZ, Dans la fièvre thermale. La Société minérale de Châtel-Guyon (1878-1914), Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1994.
-          Aimé RUDEL, Sources merveilleuses d’Auvergne et du Bourbonnais, Edition des Volcans, 1974.
-          Armand WALLON, La vie quotidienne dans les villes d’eaux, 1850-1914, Hachette 1981.


2 . Beaux livres


-          André AUTHIER et Pierre DUVERNOIS, Un panorama de l’histoire du thermalisme en France, Privat 1997.
-          Jean-Marie BOELLE, Au bonheur des Thermes, Editions Glénat 2009.
-          Jacques COUSSEAU, Palaces et grands Hôtels de Vichy, Tome I, Edition de la Montmarie 2007.
-         Jacques COUSSEAU, Palaces et grands Hôtels de Vichy, Tome II , Edition de la Montmarie 2009.
-          Jean-François DORMOY, Eaux minérales, le guide de l’amateur, 1999.
-          Annick FAUROT, Vichy d’antan à travers les cartes postales, Editions Hervé Chopin, 2013.
-          Colette GOUVION, Les bains dans le monde, Editions Aubanel 2006
-          Lise GRENIER (sous le direction de), Villes d’eaux en France, Institut français d’architecture, 1985.
-          Mihaïl MOLDOVEANU (sous le direction de), Cités thermales en Europe, 2000.
-          Dominique PAULVE, Villes d’eaux : histoire, architecture, thermes, Editions Massin, 2013.
-          Delphine RENAULT-JOUSEAU, Vichy, invitation à la promenade,, Editions Lieux Dits 2010.
-          Catherine SAUVAT, , Villes d’eaux en Europe, Editions du Chêne 1999.
-          Bernard TOULIER , Villes d’eaux. Stations thermales et balnéaires, Editions Dexia 2002.
-          Fabienne POURADIER DUTEIL, Villas de la Belle Epoque, l’exemple de Vichy, Bleu Autour 2007.
-          Ralph TEGTMEIER, Les casinos dans le monde,  Hardcover 1993.

3 . Récits (Journaux intimes, de voyage, Correspondance, Mémoires  de curistes …)


-          Docteur BINET, Le curiste ou la ruée vers l’eau,, vers 1950
                            La cure à Vichy, 1952
-          Vicente BLASCO IBAÑEZ, Oriente, version digitale en espagnol, 1907.
-          Jacques BOUCHER DE PERTHES, Trois semaines à Vichy en 1857, Gallica.
-          Comtesse de CHABRILLAN, Un Miracle à Vichy, 1861, BNF  Gallica.
-          Edmonde CHARLES-ROUX, L’irrégulière, 1974 Livre de Poche
-          Madame la Comtesse Anna de LOISY, Lettres sur Vichy et ses environs, 1854, BNF Gallica.
-          Alphonse DAUDET, La doulou, journal intime rédigé entre 1885 et 1895, réédité au Mercure de France en 2007.
-          Jacqueline DEBORDES, Coco Chanel, la Grande Mademoiselle en Auvergne et en Bourbonnais,  Editions de la Montmarie, 2006.
-          Docteur Christian DEDET, Histoire d’eaux, Editions de Borée, 2006.
-          Alexandre DUMAS ,  Impressions de voyage en Suisse en 1832, Réédition chez Maspero 1982.
-          Gustave FLAUBERT,  Voyage en Pyrénées et en Corse (1840)
                                      Correspondance  Editions de la Pléiade
-          Edmond et Jules GONCOURT, Journal, Mémoires de la vie littéraire. Robert Laffont, Bouquins.
-          Michel de MONTAIGNE, Journal de voyage de Michel de Montaigne en Italie, par la Suisse et l’Allemagne, Folio Classique.
-          Eric ORSENNA / Jean-Marc TERRASSE, Villes d’eaux, Ramsay 1981
-          Madame de Sévigné, Lettres à Madame de Grignan, La Pléiade Tome II
-          Hyppolyte TAINE, Le Voyage aux Pyrénées (1858), François Bourin, 2010 (rééditon)
-          Denis TILLINAC, Vichy, Editions du Champ Vallon, Collection « Des Villles ».

4 . Fiction (théâtre, nouvelles, romans…)


-          Jane AUSTEN, Persuasion 1818, posthume. Nombreuses rééditions
                         Northanger Abbey,  1818 posthume.
-          Honoré de BALZAC, La Peau de chagrin, 1831, nombreuses rééditions.
-          Ginevra BOMPIANI, La station thermale, 2012, Liana Levi.
-          Comtesse de CHABRILLAN, Un miracle à Vichy, 1861, BNF  Gallica.
-          COLETTE, Claudine s’en va,1903,  Pléiade ou Livre de Poche.
-          Maurice DENUZIERE, Montvert-les-Bains,  Flammarion, 2016.
-          Charles DICKENS, Les aventures de Monsieur Pickwick, 1837.
-          Fédor DOSTOIEVSKI, Le joueur, 1866. Nombreuses rééditions.
-          Jean-José FRAPPA, Le Fils de Monsieur Poirier, 1925, J.FERENCZI et Fils Editeurs.
-          Gérard GEORGES, Mademoiselle Clarisse, 2013, Calmann Lévy
-          Marcel GRANCHER, Vichy-Fraise, 1954, Editions Rabelais
-          Marcel GUILLAUMIN, La mort est dans le parc, 1947, Wallon (non réédité)
-          Jacqueline HARPMAN En toute impunité, 2005, Grasset.
-          Hermann HESSE, Le curiste , 1925, Calmann Lévy
-          Milan KUNDERA, La valse des adieux, 1971 Folio.
-          Eugène LABICHE , (théâtre)  J’ai compromis ma femme,  BNF Gallica
                                                  Bocquet Père et Fils (Néris les Bains) BNF  Gallica
                                                  Les cheveux de ma femme  (Spa) BNF Gallica
-          Alphonse de LAMARTINE,  Raphaël, 1849,  Folio Classique.
-          Valery LARBAUD, Enfantines, 1918, L’imaginaire Gallimard
-          Tessa de LOO, Les jumelles, 1993, publié en France en 2008. Pocket
-          Félicien MALLEFILLE, Le cœur et la dot (théâtre) , 1852, BNF Gallica.
-          Katherine MANSFIELD, Pension allemande, 1911 réédition chez  Stock
-          Guy de MAUPASSANT, Mont-Oriol, 1887. Nombreuses rééditions.
-          Octave MIRBEAU , Les 21 jours d’un neurasthénique (1901) , plusieurs rééditions dont 10/18.
-          Patrick MODIANO, Villa triste, 1975 Folio
-          Emilia PARDO BAZAN, Un voyage de noce, 1881, Libro de Bolsillo (édition espagnole)
-          Marcel PROUST, A la Recherche du temps perdu
-          Carmen POSADAS, Cinq mouches bleues, 1996, Points Seuil.
-          Walter SCOTT, Les Eaux de Saint Ronan, 1823.
-          Georges SIMENON Maigret à Vichy , 1968, plusieurs rééditions en Poche.
-          Martin SUTER, Le diable de Milan, 2006, Points Seuil.
-          Ivan TOURGUENIEV, Fumée, 1867, Stock, Bibliothèque cosmopolite.
-          William THACKERAY , La Foire aux vanités, 1847, Réédition Folio Classiques
-          T. TRILBY, Bouboule ou une cure à Vichy, 1927, Flammarion (épuisé)
-          Manuel VAZQUEZ MONTALBAN, Les Thermes, 1986, 10/18.

Valery Larbaud et le jabiru

Au fil du traitement des collections apparaissent parfois des documents intrigants...

Valery Larbaud et Adrienne Monnier en 1919
A la demande d’Adrienne Monnier, l’amie libraire de Valery Larbaud, Paul-Emile Bécat avait entrepris de constituer une galerie de portraits à la mine de plomb des écrivains qui fréquentaient la « Maison des Amis des Livres » : Claudel, Gide, Valéry, Fargue, Romains, Güiraldes, Joyce… 


En 1919, Valery Larbaud se prête au jeu. Il le note dans son journal à la date du samedi 2 août : « Hier, PE Bécat a fait un croquis de moi. » Et, pour le cas où le dessin n’aurait pu être achevé en une seule séance, Sylvia Beach, la comparse d’Adrienne Monnier, était chargée de prendre en photographie l’écrivain portraituré. 

Valery Larbaud pose donc dans le cabinet de travail d’Adrienne Monnier. Assis sur un fauteuil à col de cygne, il tient dans sa main droite l’oiseau en cuivre, que les proches d’Adrienne ont toujours vu sur son bureau, et que Léon-Paul Fargue avait surnommé « Jabiru » du nom d’un oiseau originaire de contrées lointaines. 

D’après ses amis, Valery Larbaud avait une sorte de tendresse pour cet oiseau et jouait avec, chaque fois qu’il passait voir Adrienne et Sylvia dans leur librairie. En l’honneur de ce même oiseau, Léon-Paul Fargue avait composé une petite chanson, à la manière de Dranem.

Martine

« Scènes de la vie privée et publique des animaux »



« Scènes de la vie privée et publique des animaux » est un recueil d'articles, de nouvelles, et de contes satiriques paru d’abord en livraison puis en livre illustré en deux volumes entre 1841 et 1842 avec le sous-titre « Études de mœurs contemporaines ».


 Édité par Pierre-Jules Hetzel et illustré par le caricaturiste Jean-Jacques Grandville, il est le fruit de la collaboration de nombreux auteurs : Honoré de Balzac, Louis Baude, Émile de la Bédollière, Pierre Bernard, Gustave Droz, Benjamin Franklin, Jules Janin, Édouard Lemoine, Alfred de Musset, Paul de Musset, Mme Ménessier-Nodier, Charles Nodier, George Sand, P.-J. Stahl (nom de plume de Hetzel) et Louis Viardot.



S’inspirant de l’ouvrage «  Les Français peints par eux-mêmes  », Grandville caricature le principe du panorama social en substituant aux portraits d’humains des représentations d’animaux. Grâce à la précision et au réalisme de ses traits, il établit ainsi parallèle entre l’homme et le règne animal. 

A l’instar de « La Comédie Humaine », ces deux volumes se veulent un portrait critique de la société de l’époque. « Scènes de la vie privée et publique des animaux » connaît un tel succès public, qu’il devient un des livres illustrés les plus célèbres du XIXe siècle.

Martine

Livre d’or de l’exposition universelle de 1889 à Paris

Récemment catalogué...


En 1889 se tient l’Exposition universelle de Paris. Organisée par un proche collaborateur du baron Haussmann, Jean-Charles Alphand, ingénieur à la ville de Paris, elle célèbre le centenaire de la Révolution française et la chute de la Monarchie. 




S’étendant sur 50 hectares, cette exposition montre un côté plus ludique, plus divertissant que les précédentes. L’architecture métallique prédomine cette exposition. A cette occasion, les visiteurs découvrent la Galerie des machines, Le Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux, le Palais des Industries ; sans compter la reconstruction de la Bastille.



Mais c’est surtout la Tour Eiffel qui est l’évènement phare de cette exposition. Bien que considérée comme une construction provisoire, elle est sauvée de la destruction par son créateur l’ingénieur Gustave Eiffel. 


Journaliste et auteur dramatique, fondateur de quotidiens satiriques ou de revues de voyages, Charles-Lucien Huard publie pour l’occasion, le « Livre d’or de l’Exposition » chez l’éditeur L. Boulanger. Richement illustré par plus de 350 gravures, dont plusieurs en couleurs, cet ouvrage en deux volumes rend compte de tous les aspects de cette Exposition universelle depuis l’organisation avec les plans jusqu’au compte rendu minutieux de toutes les sections étrangères représentées.

Martine

Poète d'aujourd'hui

Si la poésie est déjà bien présente sur les rayons des Fonds patrimoniaux, notamment par l'entremise de Valery Larbaud, elle continue de venir régulièrement enrichir les collections, grâce à la création contemporaine. Ainsi, les éditions Le Nouvel Athanor, ont publié récemment "Un bruit majeur" de Robert Liris.


Bien connu des vichyssois, d'abord comme professeur d'histoire, puis comme spécialiste de Glozel ou encore comme chercheur d'avant-garde dans le domaine de la psycho-histoire, Robert Liris est avant tout un passionné de culture et un amoureux des mots.


Rien d'étonnant donc à ce qu'il laisse libre court à ses inspirations multiples dans un recueil de vers. Une belle préface de Jean-Pierre Simon prélude ce "Bruit majeur" que représente la poésie pour son auteur : "Sa parole à lui (...) est à chaque instant emportée, lyrisme et saine colère, emportée-portée par le souffle et par le rythme, elle est parole débondée et abondante, sensuelle et concrète, multiple jusqu'au baroque." Et pour ceux que la poésie rebute ou effraie, il suffit de plonger entre les couvertures noire et blanche de l'ouvrage pour lire "Subversion"...


Elle est l'arme insolite et absolue
Elle est l'oeuvre la moins connue
Elle terrorise ceux qui ne l'ont jamais lue.

Quand elle nous vient à l'esprit
elle sait bien contraindre à l'écrit
un savoir hors d'apprendre où l'improbable est dit.

En nous elle est secret et sait se taire
en vous elle est la nuit que rien n'éclaire
en toi vibre sa vie lyrique et ordinaire
Elle tient palais en ton imaginaire.

En moi elle est amour en vous
elle dit de toi ce qui est en nous.
La Poésie, chœur d'exaltation
ardente et fictive fulguration
serait sirène et subversion.

Robert Liris dédicacera "Un bruit majeur" 
le samedi 4 mars à partir de 15h à la Grande Librairie

Le fonds Thermalisme au scanner : première campagne de numérisation à la Bibliothèque Clermont-Université






Grâce à la mise en place d'un partenariat entre la Bibliothèque Clermont-Université et la Médiathèque de Vichy, une première campagne de numérisation a été lancée autour du thermalisme. Cette thématique a été déterminée à l'issue d'une concertation entre les deux établissements, dans le cadre du développement du Centre international de ressources sur le patrimoine thermal et de la candidature de Vichy, au sein des Grandes Villes thermales européennes, à l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.


Pour cette première campagne, ce sont 185 ouvrages issus du fonds local ou de la Bibliothèque des Sciences médicales, et traitant prioritairement de Vichy qui ont été choisis pour leur intérêt scientifique, historique ou iconographique. Ils ont été transportés à la Bibliothèque des Cézeaux. Auparavant, chacun a été scrupuleusement décrit dans le catalogue informatisé de la médiathèque et l'on s'est assuré qu'aucune version numérique n'était déjà disponible dans Gallica ou Europeana par exemple. Parmi ceux-ci se trouvent aussi bien des traités de médecine thermale que des guides touristiques anciens ou bien des albums de gravures. 



Le plus ancien volume est un ouvrage de Samuel Cottereau du Clos intitulé "Observations sur les eaux minérales de plusieurs provinces faites en l'académie des sciences" imprimé en 1675. Parmi les plus grands, le bel album de Charles Bour, titré "Vichy, ses sources et ses environs" édité en 1856 et le recueil de photographies de la gare prises en 1863 par Philippe Collard. Le plus épais est un recueil factice (assemblage de différents titres sous une reliure unique) traitant d'Aix-les-Bains mais aussi de Baden-Baden... Autre curiosité, un guide de Vichy en suédois édité en 1908

A l'issue de cette campagne, les documents numérisés seront mis en ligne et deviendront progressivement accessibles via les portails des deux établissements :
Les illustrations hors textes viendront également enrichir la Galerie Flickr du patrimoine de Vichy

Les originaux resteront néanmoins toujours consultables aux Fonds patrimoniaux.

Fabienne

Correspondance

Deux nouvelles lettres viennent s’ajouter aux fonds littéraires des Fonds Patrimoniaux.

R. Caillois
La première est signée Roger Caillois. Il s’agit d’une lettre de remerciement datée du 27 décembre 1965. Elle est adressée à Jean Paulhan qui, quelques jours plus tôt, a prononcé un discours à l’Académie française, à l’occasion de la remise du Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature française, décerné à l’auteur de  Pierres. 



C’est en 1934 que le jeune R. Caillois, encore élève à l’Ecole Normale Supérieure, écrit pour la toute première fois à J. Paulhan, alors rédacteur en chef de la Nouvelle Revue Française depuis la mort de Jacques Rivière en 1925. J. Paulhan, qui est à l’écoute de tous les jeunes écrivains gravitant autour du surréalisme, reconnaît tout de suite la maturité littéraire du jeune élève. Et si tous les deux s'éloignent rapidement du surréalisme, ils deviennent amis et vont échanger leur vie durant une importante correspondance.

On peut trouver également, aux Fonds Patrimoniaux, un très beau portrait de J. Paulhan rédigé par R. Caillois  dans Mauss, Valéry, Paulhan  publié récemment aux éditions Fata Morgana.





La seconde lettre concerne un écrivain et un médecin. Georges Perros, l’auteur, notamment de Faut aimer la vie ou L’occupationest distingué en 1973 par le Prix Valery-Larbaud pour son ouvrage Papiers collés. Son correspondant qui a publié, la même année, Valery Larbaud sous divers visages se nomme Théophile Alajouanine.


T. Alajouanine
Ce neurologue a soigné Valery Larbaud pendant 22 ans. Il est resté fidèle à sa mémoire en assistant régulièrement à la remise du prix qui se tient à Vichy. Homme de culture et grand collectionneur, il a développé de nombreuses amitiés avec les écrivains et entretenu une importante correspondance avec ces derniers. Il a donc naturellement envoyé ses félicitations à Georges Perros, qui en réponse lui fait part de son étonnement d’avoir été récompensé par le Jury Larbaud, dans ce courrier daté du 18 mai 1973.
Martine