La Direction régionale des Affaires culturelles et le Conseil régional d’Auvergne soutiennent l’acquisition de manuscrits de Valery Larbaud

La Ville de Vichy vient de se voir notifiée l’attribution d’une aide pour l’achat de trois manuscrits de Valery Larbaud dans le cadre du FRRAB (Fonds régional de restauration et d’acquisitions des bibliothèques). Décernée conjointement par la DRAC et par le Conseil régional, cette subvention vient soutenir l’effort fourni par la Ville de Vichy en matière d’acquisitions remarquables pour enrichir les collections patrimoniales de la médiathèque.




Les trois pièces ont été acquises  récemment à Paris. Chez un libraire spécialisé, la médiathèque a pu ainsi compléter la correspondance échangée entre Valery Larbaud et Ernest Raynaud (1864-1936), écrivain, poète et collaborateur de plusieurs revues littéraires. Douze lettres (dix reçues et deux envoyées par l’écrivain vichyssois) figuraient déjà au fonds Larbaud. Dans cette lettre de 1927, Valery Larbaud évoque notamment un travail en cours sur Paul Valéry. Les deux autres manuscrits ont été acquis lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s. Il s’agit d’une lettre à Eugène Montfort (1877-1936) de 1908, venant compléter les quatre lettres de Montfort déjà conservées dans le Fonds Larbaud et du manuscrit d’un poème dédié à Valery Larbaud par A.O. Barnabooth déjà présenté ici :

Les acquisitions patrimoniales ne se limitent toutefois pas au Fonds Valery-Larbaud. Des pièces remarquables ont également rejoint le Fonds local : une affiche ancienne illustrée (précédente chronique sur l'affiche du Hammam) et une estampe (précédente chronique sur l'estampe du XVIIe siècle) déjà évoquées ici mais aussi le Fonds Thermalisme : trois affiches anciennes illustrées et deux cent cinquante cartes postales anciennes qui feront sans doute l’objet de prochaines chroniques…

Où Valery Larbaud côtoie Alexandre Dumas, Joris-Karl Huysmans ou Pierre Perret…



Vie fontenaisienne est un ouvrage rare : rare parce que tiré à 105 exemplaires, contenant 11 gravures en taille douce imprimées sur un très beau papier Rives épais et édité par une maison familiale entretenant le savoir faire du fondateur depuis 1927… Nicole Rigal a en effet demandé à dix graveurs contemporains, travaillant à Fontenay-aux-Roses d’illustrer les textes de dix auteurs passés eux aussi par Fontenay-aux-Roses.

Parmi ceux-ci, Isis Leterrier a choisi le poème « Nevermore » dans Les Poésies de A.O. Barnabooth de Valery Larbaud qui avait été pensionnaire au collège Sainte-Barbe. C’est ainsi que ce beau livre de bibliophile a rejoint les rayons de la bibliothèque Valery-Larbaud. Mais bien d’autres auteurs n’ont pu trouver place dans ce volume qui pourrait être le premier d’une collection étendue à d’autres villes…

Un formidable exemple de mise en valeur du patrimoine appuyée par la création contemporaine.


À consulter aux Fonds patrimoniaux sans modération !

Qui est Roger Caillois ?


Vous vous demandez certainement comment le fonds Roger Caillois a pu trouver place au sein de la médiathèque de Vichy ?

Roger Caillois en Argentine [1940]

Certes, en 1975, celle-ci lui consacre une grande exposition qui le comble. Mais Roger Caillois était, depuis plus longtemps que cela, lié à notre belle ville de par sa grande admiration pour l’œuvre de Valery Larbaud. Il faut dire que ces deux intellectuels avaient bien des points communs : les voyages, l’amour de la littérature, la curiosité…. C’est donc tout naturellement que Roger Caillois accepta d’être membre du jury du Prix Valery Larbaud dès sa création en 1967. Mais cela ne lui suffisait apparemment pas, il poussa le vice jusqu'à louer les dernières années de sa vie, la propriété de l'auteur vichyssois à Valbois (près de Saint-Pourçain-sur-Sioule) dans laquelle il vint régulièrement se ressourcer jusqu’à sa mort en 1978.

Mais qui est Roger Caillois ?

Il naît à Reims le 3 mars 1913. Auteur de deux essais intitulés Le Mythe et l'Homme (1938) et L'Homme et le Sacré (1939), il fonde en 1938 avec Georges Bataille le Collège de Sociologie. 

Sur l’invitation de Victoria Ocampo (femme de lettres et mécène), il part en Argentine en juillet 1939. Bloqué dans ce pays pour cause de guerre en Europe, il s’engage pour la France libre et fonde la revue Lettres françaises en 1941, dirigeant également l'Institut français de Buenos-Aires. 

 De retour en France, il devient haut-fonctionnaire à l’Unesco en 1948 et parcourt le monde. Comme Valery Larbaud, Roger Caillois se veut « passeur en littérature ». Il contribue à faire découvrir au public français la littérature sud-américaine comme en témoignent la collection « La Croix du Sud » chez Gallimard et ses traductions des nouvelles fantastiques de Jorge Luis Borges. A l’inverse, il révèle les auteurs français aux lecteurs sud-américains grâce à ses articles publiés dans la revue argentine « Sur » que dirige son amie Victoria Ocampo. 

 En 1952, il fonde Diogène, revue à vocation internationale et pluridisciplinaire qu''il dirige avec l'aide de Jean d'Ormesson, mais n’en oublie pas pour autant son œuvre personnelle que l'on évoquera plus tard. 

 Roger Caillois est élu à l'Académie française en 1971.

Un support peu commun en bibliothèque


Si les livres, revues, estampes, et même affiches ou cartes postales anciennes font partie des supports traditionnellement présents dans les bibliothèques, les plans d’architectes, lorsqu’ils ne sont pas irrémédiablement détruits par leurs descendants, sont plus souvent recueillis par les services d’archives. 


À Vichy, le fonds Percilly-Brière est venu rejoindre l’Espace Patrimoine en 1999. Régulièrement consulté par les professionnels, ce fonds attire aussi les particuliers, à la recherche de renseignements historiques ou techniques sur la villa qu’ils viennent d’acquérir à Vichy, par exemple. Qu’ils souhaitent faire reproduire une belle élévation dessinée par Antoine Percilly à la fin du XIXe siècle, connaître les détails de transformations réalisées par Gilbert Brière dans un ancien hôtel devenu résidence ou obtenir la copie d’un état de mitoyenneté d’un bâtiment construit par Jean Brière, ils peuvent en effet compter sur les ressources de ce fonds exceptionnel qui couvre un siècle de constructions dans l’agglomération vichyssoise et même bien au-delà.

Le Patrimoine s’affiche désormais sur Facebook

Mieux faire connaître ses riches et éclectiques collections, annoncer au plus grand nombre ses activités, se faire de nouveaux « amis », entrer en contact avec d’autres passionnés du patrimoine vichyssois : voilà en quelques mots l’objet de l’ouverture de la page Facebook du service Patrimoine de la Médiathèque Valery-Larbaud. Alors n’hésitez pas à partager cette nouvelle adresse.


La revue de presse de Vichy et de son agglomération

Depuis 2010, l’équipe des Fonds patrimoniaux assure une revue de presse systématique à travers les journaux locaux (La Montagne et La Semaine de l’Allier). 

Vous cherchez des informations sur une entreprise de l’agglomération, vous souhaitez vous remémorer l’historique d’un projet urbain, connaître l’évolution du marché de l’immobilier en Auvergne ou les récentes mesures de préservation de la rivière Allier ou encore apprendre quelles sont les célébrités venues à Vichy cette année ? Consultez le catalogue en ligne de la Médiathèque en sélectionnant le critère « Articles de presse » à la rubrique « Supports ». 


Les articles de fond y sont décrits et numérisés mais pour des questions de droits, la consultation des articles n’est possible que sur les postes informatiques de la médiathèque. 

Progressivement, les articles repérés dans la presse ancienne, sont également catalogués et mis en ligne sur la galerie Flickr de la médiathèque. Libres de droits, ils sont accessibles sur cette galerie ou en cliquant sur le lien qui figure à la fin de chaque notice descriptive.



Le catalogue de la Médiathèque
La Galerie Flickr de la Médiathèque