Ateliers du patrimoine : demandez le programme !

La rentrée est l’occasion pour le Patrimoine de lancer son nouveau programme d’ateliers et cette année encore, il y en a pour tous les goûts. Au menu de ce premier trimestre :

16-17 octobre 2015

Outils pour la recherche en histoire locale 

Les intéressés sont invités à faire connaître leurs thèmes de recherches lors de leur inscription, s’ils souhaitent voir présentées les ressources les plus appropriées à leur domaine lors de cet atelier.




20-21 novembre 2015

Maréchal, le voilà ! 

Philippe Pétain, de l’homme au mythe, à travers les collections du fonds Etat français
11-12 décembre 2015 

Atelier Reliure 

Conservation de documents : pochettes et étuis

Les séances ont lieu aux Fonds patrimoniaux 
(2e étage de la Médiathèque Valery-Larbaud) 
ou à l’atelier de reliure,
les vendredis à 17h et samedis à 11h – Durée 1h environ
Sur inscription : 04 70 58 42 60 ou à fonds.patrimoniaux@ville-vichy.fr - gratuit

La seconde guerre mondiale en bandes dessinées

Comment s’immerger dans la seconde guerre mondiale, découvrir certains aspects de l’occupation française sans pour autant endurer un épais documentaire de 700 pages ?

Grâce au 9e art, les Fonds Patrimoniaux peuvent répondre à votre envie. Voici une petite sélection de bandes dessinées que vous pouvez venir découvrir et qui vous permettront de vous plonger d’une manière un peu plus ludique dans cette tragique période.

La bête est morte : la guerre mondiale chez les animaux. La seconde guerre mondiale vue comme une satire animalière dans laquelle les loups (les nazis), après avoir asservi les lapins (les Français), tentent de conquérir le monde, mais en sont empêchés par les dogues (les Anglais), les bisons (les Américains) et les ours (les Russes). Les auteurs Victor Dancette, Jacques Zimmermann, et le dessinateur Calvo sortent cette bande dessinée pendant les derniers mois de l’Occupation allemande. Devant le succès rencontré, Walt Disney propose un emploi dans ses studios à Calvo qui déclinera l’offre. Incontournable.



Il était une fois en France. Série culte de 6 volumes, de Fabien Nury (scénario) et Sylvain Vallée (dessin), démarrée en 2006. Nous suivons l’ascension de Joseph Joanovici, jeune orphelin, immigré juif ferrailleur, devenu milliardaire durant la Seconde Guerre Mondiale, collabo et salaud pour les uns, grand résistant et bouc-émissaire pour les autres.


Wars and dreams. Cette série de 4 volumes écrite par Jean-François et Maryse Charles nous emmène à Cap Gris-Nez, sur les côtes françaises, face à l’Angleterre. Accompagné de sa nièce, un Allemand d’âge mûr revient sur ce littoral qu’il a bien connu jadis. Il recherche une femme qu’il a rencontrée autrefois, une Française.



Les enfants sauvés. Huit histoires de survie. Cet ouvrage collectif nous fait réaliser à quel point il était difficile d’échapper aux nazis et dresse un panorama de diverses situations dont le sort des Juifs de Salonique, la vie dans les ghettos, le sauvetage des enfants en France, en Autriche, aux Pays-Bas. Ces récits édifiants, violents, parfois cruels, sont tous authentiques.




Rose Valland. Capitaine beaux-arts. Passionnée par l’art, Rose Valland commence une prometteuse carrière au sein des musées de France quand la seconde guerre mondiale éclate. Obligée de collaborer avec l’occupant, elle va, au péril de sa vie, documenter tous les vols d’œuvres d’art que les Nazis effectuent. La libération venue, grâce à ces précieux renseignements, Rose va se battre sans relâche pour s’assurer le bon retour de ces trésors dans leurs collections respectives.



Résistants oubliés. De juin 1940 à la fin de la seconde guerre mondiale, des milliers de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, malgaches, indochinois, espagnols, italiens, tunisiens, déserteurs ou évadés des camps de prisonniers, gagneront les rangs des FFI (Forces françaises de l'intérieur) pour aider la Résistance contre l'occupation allemande. Cet album rend hommage à ces combattants souvent oubliés par l'histoire officielle.





 Les Fonds Patrimoniaux vous souhaitent une bonne lecture.

L'Auvergne improbable


En 1934, une bande de joyeux lurons avait mis en émoi la population de Vichy avec une histoire rocambolesque de monstre ondulant dans les eaux de l'Allier.

Pas moins facétieux, Anne Clairet et Eric Tournaire proposent une approche absolument décalée de l’Auvergne à travers un recueil de révélations hilarantes et fantasmagoriques !

Monté de toute pièce, le Le Guide de l'Auvergne improbable regorge d’anecdotes déjantées, illustrées et accompagnées de photographies retouchées.



Le boucher d’Arronnes qui vendait du boa, la galipote des bois noirs découverte en 1859, les dragons et les « zibrides », la fête de la fourchette à Demy… autant d’informations qui ne manqueront pas de piquer votre curiosité !

Récemment acquis, le "Guide de l’Auvergne mystérieuse" est disponible aux Fonds Patrimoniaux.

Eric Tournaire ne finit pas de nous étonner avec cette fois-ci une information authentique !
Atteint de la maladie de Parkinson, c’est sur un vélo couché que ce carnettiste de Brugheas a pris la route le 16 juillet dernier pour atteindre la Rochelle autour du 27 juillet. En attendant la parution d’un carnet humoristique nous vous invitons à suivre son périple sur son site :


Florence

Charles-Louis Philippe - Episode 7 - Ses demeures


La maison natale de Charles-Louis Philippe se trouve rue de la Croix-Blanche à Cérilly. La porte d’entrée s’ouvre sur une première pièce qui sert tout à la fois de cuisine, salle à manger et chambre à coucher. L’atelier de son père Charles Philippe sabotier, se situe dans le prolongement, dans une deuxième pièce, plus petite qui s’ouvre sur une cour exiguë, entourée de murs. Un escalier en bois assez raide monte à une petite mansarde et au grenier. Plus tard, ces deux pièces deviendront des chambres à coucher qui accueilleront Charles-Louis et sa sœur Jeanne-Louise.


L’écrivain y vivra jusqu’à son départ définitif à Paris fin 1895, mais reviendra régulièrement s’y réfugier lors de ses vacances estivales.
On peut aujourd'hui visiter cette maison devenue  le "Musée Charles-Louis Philippe".

A partir du 1er octobre 1896, Charles-Louis Philippe est employé à la Ville de Paris en tant que fonctionnaire. Il s’installe non loin de son travail dans une rue au nom prédestiné : 8, rue de Mauvais des Garçons, à l’Hôtel du Loiret. C’est dans une petite chambre au 5e étage, pourvue d’un mobilier sommaire qu’il écrira La bonne Marie et la Pauvre Madeleine. Il y situera également la dernière scène de Bubu de Montparnasse.

En juin 1899, l’auteur découvre l’île Saint-Louis qu’il ne quittera plus.


Il loge encore dans une petite chambre meublée au n°29 quai d’Anjou à l’Hôtel de la Paix et termine La Mère et l’enfant  ainsi que Bubu de Montparnasse et Le Père Perdrix.


En 1903, il emménage provisoirement quelques rues plus loin au n°5 dans un pied-à-terre que son ami Georges Rémond, journaliste à "L’Illustration" lui a prêté. Il s’agit cette fois d’un vrai appartement avec chambre, alcôve et une cuisinière minuscule. De sa fenêtre ouvrant sur le quai, il se plonge dans Marie Donadieu , roman inspiré par sa liaison avec une jolie femme.

L’année suivante, il est nommé inspecteur des étalages du 7e arrondissement. Le retour de son ami lui fait encore une fois changer de lieu. Il investit alors le Quai de Bourbon qui sera le témoin de ses amours avec Milie, une jeune lingère. Au n° 31, il est heureux car enfin chez lui dans un modeste logement du 6e étage.



Enfin, en 1907, il loue son dernier petit appartement au 3e étage du n°45 Quai de Bourbon. On y accède par un vieil escalier de bois avec des marches incrustées de briques rouges, devenues roses par l’usure. Deux pièces lui servent de bureau et de chambre. Entre les deux, une étroite cuisine percée d’une petite fenêtre meurtrière pour la surveillance du fleuve. Charles-Louis Philippe écrit alors Charles Blanchard .





Le 25 juillet à 15h 30, les Fonds Patrimoniaux redonnent l’atelier consacré à Charles-Louis Philippe. Venez découvrir ou redécouvir cet écrivain de grand talent, il reste encore des places.

Vichy croqué par Jérémy Soheylian




Si Vichy n’a pas accueilli de Café de l’Europe dans le cadre programme Source conduit par la Route des Villes d’Eaux du Massif Central en partenariat avec l’Association Européenne des Villes Thermales Historiques (EHTTA), elle a néanmoins eu l’occasion de faire réaliser son « carnet de voyages », à l’instar ses partenaires. Chaque Café a en effet fait l’objet d’un reportage graphique réalisé autour de cette manifestation. C’est ainsi que les villes d’Enghiens-les-Bains, Ourense (Espagne), Royat, Baden-Baden (Allemagne), Spa (Belgique), Fiuggi (Italie), Acqui Terme (Italie) et Bath (Angleterre) ont été croquées par huit carnettistes différents. 


 Vichy, siège du Centre international de Ressources sur le Patrimoine thermal a également commandé son carnet à un jeune aquarelliste, passionné d’architecture. Pendant quatre jours, Jérémy Soheylian a sillonné les rues de Vichy et a posé son tabouret au gré de ses inspirations, devant les grands monuments de la ville thermale ou au plus près de détails qui échappent parfois à l’attention même des vichyssois. 

Si la salle de l’Opéra, tout en courbes, lui a donné du fil à retordre, il n’en a pas moins été séduit par l’architecture éclectique de Vichy et a livré une série de vingt et un dessins à la plume, parfois aquarellés où la fermeté de la main de l’architecte fait excellent ménage avec l’œil du peintre et laisse parfois s’égarer une baigneuse sortie des peintures murales d’Osbert au centre du hall de l’établissement thermal…


Le blog de Jérémy Soheylian

Fabienne

Il y a 116 ans : le Tour de France à Vichy !

Alors que l’automobile n’en était qu’à ses balbutiements, le premier tour de France, fut organisé du 16 au 24 juillet 1899. 

C’est à l’Automobile-Club de France, fondé quatre ans plus tôt, que l’on doit cette initiative, soutenue par le journal Le Matin. Soixante sept concurrents prirent le départ à Paris : 32 voitures, 31 motos et 4 voiturelles (engins motorisés à quatre roues mais sans carrosserie). 

Sept étapes ponctuaient cette épreuve de 2 216 km. La troisième devait mener les valeureux pilotes d’Aix-les-Bains à Vichy, la quatrième, le surlendemain, de Vichy à Périgueux. Récemment acquis par la médiathèque, un supplément illustré du journal Le Matin du 3 septembre 1899, agrémenté d’une élégante une aux lettres d’or sur fond crème, nous apprend que 21 concurrents seulement parvinrent à boucler le périple, dont le vainqueur René de Knyff au volant d’une Panhard-Levassor, à une moyenne de presque 50 km/h.

Charles-Louis Philippe - Episode 6 - Le Chroniqueur


Dans ses fictions, Charles-Louis Philippe s’attache à décrire un climat social mais à travers ses chroniques rédigées pour les revues on se rend compte qu’il n’est pas non plus indifférent aux événements de son temps. S’il participe dès 1896 à la rédaction de la revue d’art social L’Enclos, c’est à partir de 1901 qu’il va donner la pleine mesure de son talent dans ses dix chroniques de « Faits divers » rédigées pour les revues L’Ermitage ou La Revue Blanche. Charles-Louis Philippe n’est pas chroniqueur judiciaire aussi s’accorde-t-il le droit de donner la parole aux criminels. Il s’applique à nous faire comprendre comment les pauvres, les malmenés de la vie, les marginaux devenus rebelles en sont arrivés à un point de non retour.



En 1903 est crée Le Canard Sauvage, hebdomadaire éphémère (mars-octobre 1903) anticlérical, antimilitariste et libertaire. Cette revue est apparue comme une des revues les plus anticonformistes ou les plus dérangeantes de l’époque. Le lecteur découvrait des articles écrits en toute liberté par des écrivains tels qu’Alfred Jarry, Tristan Bernard ou Franc-Nohain. Les plus grands illustrateurs, comme Théophile Steinlein, Adolphe Wilette, Auguste Roubille, Herman-Paul ou Félix Valloton, se serviront de leur talent pour moquer les puissants. Charles-Louis Philippe sera pratiquement de tous les numéros. Il y dénoncera notamment les compagnies de discipline militaires ou la peine de mort. La médiathèque conserve l’édition originale du Canard Sauvage, mais vous pouvez aussi découvrir les chroniques de l’écrivain dans des éditions beaucoup plus récentes.

Voir si l'ouvrage est disponible