Le Massif central en musiques

3,4 kg ! C’est le poids du dernier « bébé » des éditions Créer  livré aux Fonds patrimoniaux !




33 cm de haut, 25 de large et 4 d’épaisseur pour une somme de 511 pages, véritable bible de la musique traditionnelle du Massif Central. Rédigé par un collectif de « chercheurs-musiciens-passeurs », après plusieurs décennies d’enquêtes de terrain, cet ouvrage est le fruit de la collaboration d’associations œuvrant aussi bien en Auvergne qu’en Lozère, Limousin ou Bourgogne. 

Il traite non seulement de la musique mais aussi de la danse et de la langue en s’appuyant sur une ample iconographie composée de tableaux, gravures et photographies de toutes époques. On y trouve aussi bien des notices biographiques de musiciens que des entretiens ou des articles scientifiques. Il y est aussi question de l'évolution du répertoire, entre tradition et modernité, et de lutherie, avec la présentation des principaux instruments (vielle à roue, violon, cornemuse, accordéon…), tout cela ordonné dans une élégante mise en page aérée malgré la densité du propos. Une pièce supplémentaire au patrimoine écrit régional pour honorer une riche tradition orale… 

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Dans les pas de Valery Larbaud et de ses contemporains célèbres à Vichy

La remise du Prix Valery Larbaud 2015 à Luba Jurgenson, pour son ouvrage Au lieu du péril (éditions Verdier), a été l’occasion d’une nouvelle balade Dans les pas de Valery Larbaud et de ses contemporains célèbres.

Cette visite guidée avait été imaginée dans le cadre du projet Sources de culture : les cafés de l’Europe qui associait EHTTA (association de villes thermales historiques européennes) et la Route des Villes d’eaux du Massif central, soutenu par la Commission européenne.

Des extraits littéraires en relation avec les lieux visités ont été lus par Mathieu Dion de la compagnie Procédé Zèbre. Membres du jury, lauréate du prix, larbaldiens amateurs et « professionnels » (nos fidèles chercheurs) ou simples curieux se sont finalement retrouvés dans la Thébaïde de l’écrivain vichyssois, reconstituée au deuxième étage de la médiathèque.

Ceux qui n’ont pu assister à cette visite peuvent retrouver l’itinéraire, les visuels et les textes lus sur le site : Cirkwi.com
Ce circuit est téléchargeable sur tablette ou smartphone.

Et pour ceux qui préfèrent encore le papier, le guide-éventail est en vente aux Fonds patrimoniaux de la médiathèque ou à l’Office de Tourisme de Vichy au prix de 5 €.

En savoir plus sur la lauréate du Prix Larbaud 2015
Voir si "Au lieu du péril" est disponible

Un hammam à Vichy...

Alors que la mécanothérapie s’expose dans la médiathèque, c’est l’hydrothérapie qui a été remise à l’honneur aux Fonds patrimoniaux grâce à l’acquisition récente d’une rare affiche illustrée. Éditée vers 1890, cette publicité vante les équipements complets du Hammam vaporifère, « approuvés par l’Académie de médecine ». 

Cet établissement, situé rue Burnol avait été aménagé dans l’ancien Théâtre des Variétés et fut par la suite transformé en cinéma.

Imprimée en rouge et noir, cette affiche indique la longue liste des opérations proposées, séparée de celle des maladies traitées par une série de gravures. Des vignettes illustrent les soins prodigués aux patients, tandis que la vue principale, au centre de l’affiche, est consacrée au vaste salon où les clients peuvent s’adonner au plaisir de la conversation, de la lecture ou de la correspondance, autour d’une fontaine. … 

Plus d’informations sur ce Hammam vaporifère et les sources d’Hauterive qui l’alimentaient dans un prochain atelier du patrimoine. En attendant, l’affiche est exposée aux Fonds patrimoniaux.


Voir la notice dans le catalogue de la Médiathèque

Charles-Louis Philippe - Episode 5 - Hommage au père


  Après avoir fait paraître le Père Perdrix, Marie Donadieu et Croquignole, Charles-Louis Philippe entreprend en 1907 l’écriture de Charles Blanchard. Il veut écrire un livre sur son père, lui rendre l’hommage qu’il mérite. Il a mis de côté les remarques déplaisantes et ne veut plus voir en lui qu’une figure exemplaire de courage au travail et de droiture. Mais ce dernier est récalcitrant. « Mon père, écrit Charles-Louis Philippe, dit qu’il n’y a aucun livre à faire sur lui… C’est l’histoire d’un homme qui travaille. Il ne lui est rien arrivé d’extraordinaire. C’est l’histoire d’un homme qui ne fait que son devoir… Et puis il ne veut pas occuper le monde. »

  Le 2 avril 1907, Charles Philippe meurt à 67 ans. Sa femme et sa fille trouvent réconfort auprès de Charles-Louis. Ce dernier travaille sans relâche mais à l’automne 1909 renonce à son projet et range dans son tiroir les différentes versions de l’œuvre. Il meurt quelques mois plus tard la laissant à jamais inachevée. Il faudra toute l’obstination d’André Gide pour faire paraître à titre posthume ce livre nourri d’anecdotes que lui contait son père sur son enfance.

  La médiathèque a acquis en 1991 le superbe manuscrit de « Charles Blanchard » à la reliure maroquin orange signée Pierre Legrain. .


Charles-Louis Philippe - Episode 4 - Amitiés




« Je me demande si un autre homme a des amis comme j’en ai » s’étonne un jour Charles-Louis Philippe.

En effet, l’amitié a pour lui beaucoup d’importance. André Gide, Valery Larbaud, Léon-Paul Fargue, Henri Vandeputte, Emile Guillaumin et bien d’autres partageront sa courte vie à Vichy, Cérilly ou Paris.

Mais c’est surtout dans un petit village de Seine-et-Marne, Carnetin, près de Lagny-sur-Marne qu’il va connaître ses meilleurs moments d’amitié. Francis Jourdain, Charles Chanvin, Michel Yell et Marguerite Audoux sont les membres de ce groupe fraternel que l’on va nommer « La bande de Carnetin ». Ecrivains, poètes, peintres mais qui au début du 20e siècle ont bien du mal à joindre les deux bouts. A Carnetin, chacun se sent accepté, personne ne se soucie des différences d’éducation et de culture, de caractère et d’opinion. A Carnetin, on parle beaucoup et jusque tard dans la nuit. L’Art est au centre des préoccupations. On écrit, on peint, on refait le monde.


Cette carte postale envoyée par l’écrivain à sa mère témoigne d’une époque heureuse.

Francis Jourdain, dans son livre de souvenirs « Sans remords ni rancune » nous conte longuement les belles journées qu’ils passèrent ensemble. Il voyait Charles-Louis Philippe partir seul sur les chemins pour méditer, écrire ou corriger un manuscrit.

Nouveauté 2015 : toujours plus de visites commentées au Musée Valery Larbaud

phot. J. Mondière
Jusqu’à la fin du mois d’août, les Fonds Patrimoniaux proposent de nouveaux horaires de visites commentées de la bibliothèque personnelle de Valery Larbaud. Venez faire connaissance avec cet auteur vichyssois si discret et pourtant si talentueux qui a marqué l’histoire littéraire du début du XXe siècle, autant par son œuvre que par sa connaissance si fine de la littérature française et étrangère. 

Venez le découvrir par le prisme de sa somptueuse bibliothèque composée non seulement de 11.000 volumes replacés chacun dans son « domaine » littéraire (classique, français, espagnol, anglais, italien…), mais aussi d’une extraordinaire variété de livres, en éditions originales, souvent dédicacés, de manuscrits ou d’objets…. Vous y admirerez également une partie de son mobilier et des portraits de ses proches ou d’amis écrivains qui lui étaient chers. Les bibliothécaires vous conteront la vie et l'oeuvre de l'écrivain en s'appuyant sur la lecture d'extraits de nouvelles, de correspondances ou du journal de l'auteur de Fermina Marquez et A.O. Barnabooth... 

Rendez-vous les mardis, mercredis, vendredis et samedis à 14 h 30, au 2e étage de la Médiathèque. Gratuit - durée 1 heure. N’hésitez pas à en parler autour de vous.
Et toujours :
- Visite libre du Musée aux heures d’ouvertures des Fonds Patrimoniaux
- Projection à la demande du film de la série « Un siècle d’écrivains » consacré à Valery Larbaud par Olivier Barrot et François Chayé, avec la participation de Claude Rich et l’aimable autorisation de Pierre Bouteiller, producteur (durée 42 mn - gratuit).