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Littérature et Thermalisme : bibliographie

Paul Devaux. Bois gravé pour sa carte de vœux, 1929
Le 16 mars dernier, Christine CHAZE, agrégée d'espagnol qui travaille depuis plusieurs années sur le sujet, a animé une journée de formation à la Médiathèque départementale de Coulandon (Allier) sur le thème Littérature et thermalisme. Elle nous a aimablement communiqué la bibliographie présentée à cette occasion, à toutes fins utiles...
A noter sur vos agendas : le samedi 10 juin prochain, Christine Chaze donnera une conférence à la Société d'Histoire et d'Archéologie de Vichy et des Environs, intitulée "Une promenade littéraire à Vichy". 






1 . Ouvrages théoriques
          (hydrologie, histoire, sociologie, architecture, urbanisme…)


-          Jean AUBERT, Les villes d’eaux autrefois, Editions Horvath 1993.
-          Yves BIZET, Il était une fois les sources, Edition Communication Presse, 2002.
-          Marc BOYER , Le thermalisme dans le Grand Sud-Est de la France, Presses Universitaires de Grenoble, 2005.
-          Alain CARTERET, Vichy charme, 2006.
-          Pascal CHAMBRIARD , Aux sources de Vichy, naissance et développement d’un bassin thermal, Bleu Autour, 1999.
-          Maurice CONSTANTIN WEYER, Vichy et son histoire, 1947
-          René CROZET, Guide de France des sources de santé, Editions de Gergovie, 1990.
-          Pierre-Antoine DONNET, Villes d’eaux en Auvergne , Editions Alain Sutton, 2006.
-          Maurice GONTARD, Vichy, l’irrésistible ascension. Editions Créer, 1998.
-          Christian JAMOT, Thermalisme et villes thermales en France, Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1988.
-          Dominique JARASSE (sous la direction de) ,  2000 ans de thermalisme. Economie, patrimoine, rites et pratiques. Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1994.
-          Dominique JARASSE, Les Thermes romantiques. Bainset villégiatures en France de 1800 à 1850, Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1992.
-          Marie-Reine JAZE CHARVOLIN, Les stations thermales de l’abandon à la renaissance, Revue In Situ, 2014 (version électronique)
-          Eric Thomas JENNINGS, A la cure, les coloniaux. Thermalisme, climatisme et colonisation. Presses universitaires de Rennes, 2011.
-          Magazine Littéraire n°186, Dossier Les maladies mortelles de la littérature, juillet 1982.
-          Nicolas de NICOLAY, Description générale du Bourbonnais en 1569.  BNF Gallica.
-          Jérôme PENEZ, Dans la fièvre thermale. La Société minérale de Châtel-Guyon (1878-1914), Publication de l’Institut d’Etudes du Massif Central, 1994.
-          Aimé RUDEL, Sources merveilleuses d’Auvergne et du Bourbonnais, Edition des Volcans, 1974.
-          Armand WALLON, La vie quotidienne dans les villes d’eaux, 1850-1914, Hachette 1981.


2 . Beaux livres


-          André AUTHIER et Pierre DUVERNOIS, Un panorama de l’histoire du thermalisme en France, Privat 1997.
-          Jean-Marie BOELLE, Au bonheur des Thermes, Editions Glénat 2009.
-          Jacques COUSSEAU, Palaces et grands Hôtels de Vichy, Tome I, Edition de la Montmarie 2007.
-         Jacques COUSSEAU, Palaces et grands Hôtels de Vichy, Tome II , Edition de la Montmarie 2009.
-          Jean-François DORMOY, Eaux minérales, le guide de l’amateur, 1999.
-          Annick FAUROT, Vichy d’antan à travers les cartes postales, Editions Hervé Chopin, 2013.
-          Colette GOUVION, Les bains dans le monde, Editions Aubanel 2006
-          Lise GRENIER (sous le direction de), Villes d’eaux en France, Institut français d’architecture, 1985.
-          Mihaïl MOLDOVEANU (sous le direction de), Cités thermales en Europe, 2000.
-          Dominique PAULVE, Villes d’eaux : histoire, architecture, thermes, Editions Massin, 2013.
-          Delphine RENAULT-JOUSEAU, Vichy, invitation à la promenade,, Editions Lieux Dits 2010.
-          Catherine SAUVAT, , Villes d’eaux en Europe, Editions du Chêne 1999.
-          Bernard TOULIER , Villes d’eaux. Stations thermales et balnéaires, Editions Dexia 2002.
-          Fabienne POURADIER DUTEIL, Villas de la Belle Epoque, l’exemple de Vichy, Bleu Autour 2007.
-          Ralph TEGTMEIER, Les casinos dans le monde,  Hardcover 1993.

3 . Récits (Journaux intimes, de voyage, Correspondance, Mémoires  de curistes …)


-          Docteur BINET, Le curiste ou la ruée vers l’eau,, vers 1950
                            La cure à Vichy, 1952
-          Vicente BLASCO IBAÑEZ, Oriente, version digitale en espagnol, 1907.
-          Jacques BOUCHER DE PERTHES, Trois semaines à Vichy en 1857, Gallica.
-          Comtesse de CHABRILLAN, Un Miracle à Vichy, 1861, BNF  Gallica.
-          Edmonde CHARLES-ROUX, L’irrégulière, 1974 Livre de Poche
-          Madame la Comtesse Anna de LOISY, Lettres sur Vichy et ses environs, 1854, BNF Gallica.
-          Alphonse DAUDET, La doulou, journal intime rédigé entre 1885 et 1895, réédité au Mercure de France en 2007.
-          Jacqueline DEBORDES, Coco Chanel, la Grande Mademoiselle en Auvergne et en Bourbonnais,  Editions de la Montmarie, 2006.
-          Docteur Christian DEDET, Histoire d’eaux, Editions de Borée, 2006.
-          Alexandre DUMAS ,  Impressions de voyage en Suisse en 1832, Réédition chez Maspero 1982.
-          Gustave FLAUBERT,  Voyage en Pyrénées et en Corse (1840)
                                      Correspondance  Editions de la Pléiade
-          Edmond et Jules GONCOURT, Journal, Mémoires de la vie littéraire. Robert Laffont, Bouquins.
-          Michel de MONTAIGNE, Journal de voyage de Michel de Montaigne en Italie, par la Suisse et l’Allemagne, Folio Classique.
-          Eric ORSENNA / Jean-Marc TERRASSE, Villes d’eaux, Ramsay 1981
-          Madame de Sévigné, Lettres à Madame de Grignan, La Pléiade Tome II
-          Hyppolyte TAINE, Le Voyage aux Pyrénées (1858), François Bourin, 2010 (rééditon)
-          Denis TILLINAC, Vichy, Editions du Champ Vallon, Collection « Des Villles ».

4 . Fiction (théâtre, nouvelles, romans…)


-          Jane AUSTEN, Persuasion 1818, posthume. Nombreuses rééditions
                         Northanger Abbey,  1818 posthume.
-          Honoré de BALZAC, La Peau de chagrin, 1831, nombreuses rééditions.
-          Ginevra BOMPIANI, La station thermale, 2012, Liana Levi.
-          Comtesse de CHABRILLAN, Un miracle à Vichy, 1861, BNF  Gallica.
-          COLETTE, Claudine s’en va,1903,  Pléiade ou Livre de Poche.
-          Maurice DENUZIERE, Montvert-les-Bains,  Flammarion, 2016.
-          Charles DICKENS, Les aventures de Monsieur Pickwick, 1837.
-          Fédor DOSTOIEVSKI, Le joueur, 1866. Nombreuses rééditions.
-          Jean-José FRAPPA, Le Fils de Monsieur Poirier, 1925, J.FERENCZI et Fils Editeurs.
-          Gérard GEORGES, Mademoiselle Clarisse, 2013, Calmann Lévy
-          Marcel GRANCHER, Vichy-Fraise, 1954, Editions Rabelais
-          Marcel GUILLAUMIN, La mort est dans le parc, 1947, Wallon (non réédité)
-          Jacqueline HARPMAN En toute impunité, 2005, Grasset.
-          Hermann HESSE, Le curiste , 1925, Calmann Lévy
-          Milan KUNDERA, La valse des adieux, 1971 Folio.
-          Eugène LABICHE , (théâtre)  J’ai compromis ma femme,  BNF Gallica
                                                  Bocquet Père et Fils (Néris les Bains) BNF  Gallica
                                                  Les cheveux de ma femme  (Spa) BNF Gallica
-          Alphonse de LAMARTINE,  Raphaël, 1849,  Folio Classique.
-          Valery LARBAUD, Enfantines, 1918, L’imaginaire Gallimard
-          Tessa de LOO, Les jumelles, 1993, publié en France en 2008. Pocket
-          Félicien MALLEFILLE, Le cœur et la dot (théâtre) , 1852, BNF Gallica.
-          Katherine MANSFIELD, Pension allemande, 1911 réédition chez  Stock
-          Guy de MAUPASSANT, Mont-Oriol, 1887. Nombreuses rééditions.
-          Octave MIRBEAU , Les 21 jours d’un neurasthénique (1901) , plusieurs rééditions dont 10/18.
-          Patrick MODIANO, Villa triste, 1975 Folio
-          Emilia PARDO BAZAN, Un voyage de noce, 1881, Libro de Bolsillo (édition espagnole)
-          Marcel PROUST, A la Recherche du temps perdu
-          Carmen POSADAS, Cinq mouches bleues, 1996, Points Seuil.
-          Walter SCOTT, Les Eaux de Saint Ronan, 1823.
-          Georges SIMENON Maigret à Vichy , 1968, plusieurs rééditions en Poche.
-          Martin SUTER, Le diable de Milan, 2006, Points Seuil.
-          Ivan TOURGUENIEV, Fumée, 1867, Stock, Bibliothèque cosmopolite.
-          William THACKERAY , La Foire aux vanités, 1847, Réédition Folio Classiques
-          T. TRILBY, Bouboule ou une cure à Vichy, 1927, Flammarion (épuisé)
-          Manuel VAZQUEZ MONTALBAN, Les Thermes, 1986, 10/18.

Poète d'aujourd'hui

Si la poésie est déjà bien présente sur les rayons des Fonds patrimoniaux, notamment par l'entremise de Valery Larbaud, elle continue de venir régulièrement enrichir les collections, grâce à la création contemporaine. Ainsi, les éditions Le Nouvel Athanor, ont publié récemment "Un bruit majeur" de Robert Liris.


Bien connu des vichyssois, d'abord comme professeur d'histoire, puis comme spécialiste de Glozel ou encore comme chercheur d'avant-garde dans le domaine de la psycho-histoire, Robert Liris est avant tout un passionné de culture et un amoureux des mots.


Rien d'étonnant donc à ce qu'il laisse libre court à ses inspirations multiples dans un recueil de vers. Une belle préface de Jean-Pierre Simon prélude ce "Bruit majeur" que représente la poésie pour son auteur : "Sa parole à lui (...) est à chaque instant emportée, lyrisme et saine colère, emportée-portée par le souffle et par le rythme, elle est parole débondée et abondante, sensuelle et concrète, multiple jusqu'au baroque." Et pour ceux que la poésie rebute ou effraie, il suffit de plonger entre les couvertures noire et blanche de l'ouvrage pour lire "Subversion"...


Elle est l'arme insolite et absolue
Elle est l'oeuvre la moins connue
Elle terrorise ceux qui ne l'ont jamais lue.

Quand elle nous vient à l'esprit
elle sait bien contraindre à l'écrit
un savoir hors d'apprendre où l'improbable est dit.

En nous elle est secret et sait se taire
en vous elle est la nuit que rien n'éclaire
en toi vibre sa vie lyrique et ordinaire
Elle tient palais en ton imaginaire.

En moi elle est amour en vous
elle dit de toi ce qui est en nous.
La Poésie, chœur d'exaltation
ardente et fictive fulguration
serait sirène et subversion.

Robert Liris dédicacera "Un bruit majeur" 
le samedi 4 mars à partir de 15h à la Grande Librairie

Ca vient de sortir !

Avis aux curieux : les bibliothécaires vous signalent l'arrivée du dernier opus de cinq revues du Fonds régional.


 Au sommaire d'Allier Généalogie, désormais sous belle couverture en couleurs  (n°116) :

- Les entretiens d'Allier Généalogie : L'affaire des Pions racontée par Michèle Sternberg et Ici Londres par Frédéric Fossaert
- Emilia Pardon Bazan : une Espagnole à Vichy par Christine Chaze
- En 1864, Albert Glatigny était chroniqueur à "la Semaine de Cusset et de Vichy" par Nicole Périchon
- Un meurtre à Langy par Pierre Vacher
- L'Amrial Leahy, ami personnel de Roosevelt, ambassadeur à Vichy par Maurice Sarazin
- Valery Larbaud, un écrivain entièrement d'origine bourbonnaise par Maurice Sarazin



- Documents anciens sur Vichy et ses environs, séance du 23 mars 2016
- Varennes-sur-Tèche, histoire d'un village du Bourbonnais par Sébastien Hervier
- Les sources minérales du Bassin de Vichy et le patrimoine associé par Frédéric Surmely et Mickaël Tournadre
- Une église Art déco à Vichy : l'église Saint-Blaise, Notre-Dame-des-Malades par Sylvie Wahl


Au sommaire de Nos églises bourbonnaises (n°29) :


- Chapelles éphémères de Vichy par Jacques Corrocher
- Les "Madeleine" de Rongères par Annie Regond
- Eglises et vie religieuse dans la région de Montmarault par Daniel Moulinet
- L'abbé de Montlouis, un prêtre révolutionnaire ? par Daniel Moulinet
- Le livre de paroisse de Voussac (transcrit par Daniel Moulinet)




Au sommaire de Sparsae (éd. par l’assoc. culturelle d'Aigueperse et ses environs, n°78) :

- Un site stratégique de Limagne : la tour de La Bussière par Jacques Corrocher
- Marignan : la discrète contribution d'Aiguepersois à la politique suisse de neutralité armée par Kurt O. Wyss-Labasque
- Claire de Gonzague, comtesse de Montpensier (1464-1503), 2e partie : sa vie à Aigueperse par Nicole Dupont-Pierrart
- Souvenirs et vestiges du passé : un peu de nos racines, la charcuterie Bory-Bellerose d'Aigueperse
- "Ici on n'se fait pas de bile" : les lettres d'Aimé Solois à ses parents durant la Première Guerre mondiale par Jean-Claude Lamazière
- Punir ou protéger ? Le camp de séjour surveillé de Montussant près d'Aigueperse (nov. 1944 - -nov. 1945) par Pierre Mazataud


Au sommaire de La Physiophile (sciences et histoire en Bourgogne du Sud, n°165)



- Plan-coupe sur verre : retour au bercail
- Les grandes heures du château d'Alone-Toulongeon : Françoise de Rabutin-Chantal dite Madame de Toulongeon par Bernard Gueugnon
- Un entretien entre Raymond Barault, André Jeannet et Marie-Hélène Velu, le 14 mai 1980 (1ère partie) par Gérard Soufflet et Jérémy Beurier
- L'église de Marigny (Saône-et-Loire), XIIe-XVIe siècles : lecture de la construction d'une "très simple église de village" (2e partie) par Bernard Morin
- Philippe Maître (1868-1931), portrait d'un militant du mouvement ouvrier montcellien au début du XXe siècle par Roger Marchandeau
- L'archéologie départementale bénévole : problématique et résultats par Jean-Claude Notet
 - Inventaire des bifaces découverts en Clunisois et Mâconnais depuis 1938 par Maurice Bonnefoy, Daniel Bonnefoy et Michel Dupuy


Toutes ces revues (et bien d'autres !) sont consultables aux Fonds patrimoniaux et désormais empruntables 3 semaines, à l'exception du dernier numéro paru.


Le trombinoscope de la Société des Sciences médicales de Vichy désormais accessible en ligne

Suite à une recherche de Lise Augustin, doctorante en archéologie préparant sa prochaine conférence pour la Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des Environs (vendredi 16 décembre à 15h30 au Centre culturel Valery-Larbaud), les trente-cinq portraits des médecins présidents de la Société des Sciences médicales de Vichy, entre 1884 et 1965, ont été numérisés.

Léon Chabrol (1892-1979)
Max Vauthey (1903-1996)
Henry Walter (1892-1976)

Ceux-ci sont conservés encadrés dans trois tableaux au sein de la Bibliothèque des Sciences médicales actuellement en cours d’informatisation. En effet, parmi eux figurent bon nombre d’archéologues qui, bien qu’amateurs, à leur époque, ont largement contribué à la découverte du Vichy antique, comme Léon Chabrol, Henry Walter ou Max Vauthey.


Par ailleurs, plusieurs de ces présidents se sont intéressés à l’histoire et à la vie artistique de Vichy. Zénon Pupier, Alexandre Willemin et Hippolyte Sénac participèrent ainsi à la fondation de la Bibliothèque des Sciences médicales en 1884, alors qu’Henry Walter, Léon Chabrol et Henri-Geoffroy Roubeau décidaient de la création de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des Environs en 1938.



Alexandre Willemin
(1818-1890)

Zénon Pupier
 (1824-1895)

Hippolyte Sénac
(1830-1892)



Henri-Geoffroy Roubeau
(1888-19?)














On retrouve également dans cette galerie, le portrait du Dr Louis Charnaux (832613), père de Madeleine Charnaux, sculpteur élève de Bourdelle puis aviatrice, détentrice de plusieurs records de vitesse. Valery Larbaud qui fut infirmier dans son service pendant la Grande Guerre, écrivit à Jean Schlumberger : « Je suis dans le service du Dr Charnaux, médecin civil, très aimable et très cultivé (il peint) » (Voir M. Sarazin. Les Bourbonnais célèbres et remarquables. T1, p.64).

Louis Charnaux (1868-1934)

Ces portraits sont accessibles au nom du médecin dans le catalogue de la Médiathèque (en précisant « Portraits » + nom du médecin recherché mais aussi dans la galerie Flickr du Patrimoine, album « Portraits » ou « Photographies Thermalisme ». Viendront bientôt compléter cette galerie, les photographies encadrées individuellement, également conservées dans la Bibliothèque des Sciences médicales.

L'Allier du saumon

Qu’il est donc difficile d’être un poisson !


Saviez-vous qu’au 18ème siècle, il y avait plus de 100 000 saumons sauvages dans l’Allier et que malheureusement depuis 1997, on n’en compte plus qu’entre 600 et 1200 ?

Aujourd’hui, ce poisson est une espèce en voie de disparition. Et pour cause !

Que son parcours est long et mystérieux, poussé, par on ne sait quel instinct, à regagner sa rivière natale après avoir passé sa courte vie en haute mer.

Rendez-vous compte, le saumon doit parcourir près de 5 000 kilomètres avant de pondre et perpétuer l’espèce. Que de pièges et de prédateurs à éviter pour rester en vie : la vase, la chaleur, la fatigue, les pêcheurs, les braconniers et les seuils difficiles voire impossibles à franchir quand ils ne sont pas aménagés.

L’aventure du saumon de l’Allier démarre au Groenland pour finir à Langogne (Haut-Allier) en passant par Vichy, sa passe à poissons et son Observatoire. Elle prend des allures de "road-movie " dans une passionnante bande dessinée intitulée L’Allier du Saumon : une histoire vraie  écrite et dessinée par Aurore Baisez, Nathalie Martet et Pascal Camacho. Cette histoire est éditée par l’Association Logrami: Loire Grand Migrateurs dont le but est d’apporter une aide à la gestion par la mise à disposition de connaissances sur les poissons grands migrateurs et leur milieu.

Raconté par les saumons eux-mêmes, ce fascinant voyage est disponible aux Fonds Patrimoniaux et bientôt à la section Enfants.




Martine

Conservatoire national du saumon sauvage - Les poissons en direct de l'Observatoire de Vichy

Logrami - Vichy


Échappées belles à l’heure des vacances

Malgré tout… C’est l’heure des vacances, l’heure de se perdre entre les pages d’ouvrages inattendus, inclassables, loin des sentiers battus.



Les derniers du genre parvenus sur les rayons des fonds patrimoniaux sont l’œuvre d’un auteur vichyssois aussi discret que fécond décrit ainsi par Jean-Baptite Para dans la revue Europe (août-sept. 2006) : «  Joël Cornuault est un écrivain qui aime les proses vagabondes, les méditations itinérantes qui embrassent des parcelles du monde dans le cercle du regard et de la pensée. Il peut s’agir d’un paysage, d’un instant de vie, d’un souvenir, ou encore de l’évocation de l’œuvre d’un poète ou d’un peintre. Le mouvement même de son écriture rend sensible un mélange de détachement et d’implication dans la marche du monde, de retraite silencieuse et de vive sensibilité du corps et de l’esprit. »



Les trois élégants volumes, tout de blanc vêtus, édités par Isolato entre 2011 et 2015, ont été imprimés sur des presses typographiques qui laissent l’empreintes des caractères de plomb dans l’épaisseur d’un beau papier vélin. Les prendre en main est déjà tout un plaisir mais découvrir ce qui s’y trame… 

Dans Ce qui fait oiseau, toutes sortes de volatiles nous entraînent dans des balades géographiques, botaniques et littéraires les plus variées, des bois du Périgord à la vallée du Sichon, en passant par les rives du fleuve Hudson, prétextes à l’évocation d’André Breton, Walt Whitman, Clément Janequin ou encore Valery Larbaud et Roger Caillois. Au col de la Chapelle nous ramène dans le Paris (18e arrondissement) des années soixante, guidé par un enfant promeneur et rêveur qui nous prouve que les pentes de Montmartre recèlent tout autant de trésors pour qui sait les observer. Enfin, Liberté belle est une véritable ordonnance contre la morosité, une injonction à profiter de la vie : « Naturellement, n’importe qui, même le moins entraîné des flâneurs, a pu saisir  du coin de l’œil, à la dérobée, fortuitement, la beauté logée dans une tache de soleil, la surprise d’un oiseau, la vision d’une passante inconnue… ». Et pour cela, toutes les voies sont possibles : les rues de Passy comme les sentiers du Sancy, chemins où l’on croise Pissaro, Armstrong, Lao She et bien d’autres… Alors ne vous privez pas et suivez le guide !

Fabienne

Deux sources à l'affiche

Une récente vente aux enchères parisienne a permis l’acquisition de nouvelles affiches illustrées consacrées à des sources du bassin vichyssois.


La première, signée Géo Blott (1860-1934), est une publicité pour la Source Lagoutte découverte en 1890 à Saint-Yorre et autorisée un an plus tard, comme l’indique Pascal Chambriard dans Aux sources de Vichy. On y voit une belle rousse prélever l’eau à la source qui coule en cascade, devant le château de Busset placé en arrière-plan, tandis qu’une grande bouteille occupe le tout premier plan. Datée de 1898, elle dénote déjà d’une nette mais encore sage influence Art nouveau, notamment dans le traitement de la chevelure et de la robe de la naïade. 





La seconde concerne la Source du Château de la Motte située sur la commune de Cusset. L’illustrateur, resté anonyme a quant à lui choisi la bien plus sérieuse figure de Louis Pasteur pour vanter les mérites de cette source, découverte en 1900. Placé derrière un comptoir, au second plan, légion d’honneur à la boutonnière, le célèbre scientifique, pourtant mort en 1895, lève solennellement un verre. Son air sévère est compensé par une élégante ornementation Art nouveau qui enveloppe la bouteille d’eau minérale, elle aussi placée au premier plan. L’exemplaire acquis est une épreuve d’imprimerie dont les coloris ont été particulièrement bien préservés. 




Une troisième affiche, projet de publicité pour l’apéritif Vichy-Quina, a été acquise lors de la même vente. Il s’agit d’une gouache originale signée Lucien Flachot (1892-1984) qui est très probablement restée inédite.
Fabienne

Marguerite Bellanger à la une



On le sait, le sculpteur Albert Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) a laissé plusieurs traces de son passage dans le paysage vichyssois : les cariatides illustrant les quatre saisons sur la façade nord du casino ainsi que la Déesse des eaux qui se trouvait à l’origine sur la façade sud (aujourd’hui à l’extrémité du Parc des Sources, côté rue Source de l’Hôpital). Une photographie de cette dernière, issue d’un album de Dussol (1881) conservé aux Fonds patrimoniaux de Vichy, a d’ailleurs été reproduite dans le catalogue édité à l’occasion d’une exposition qui s’est tenue au Palais de Compiègne en 2014.








Divers témoignages rapportent que le sculpteur profita de son séjour à Vichy où il supervisait les travaux du casino, en 1864, pour sculpter le buste de Napoléon III, non sans difficulté car l’impérial modèle était insuffisamment disponible au goût de l’artiste. Ce buste en marbre, signé et daté « A. Carrier Vichy 1864 », exposé au Salon de 1865, est aujourd’hui conservé au Palais de Compiègne. Le catalogue de l’exposition nous apprend que Carrier-Belleuse exécuta également à Vichy un premier portrait de Marguerite Bellanger. C’est d’ailleurs un buste en terre cuite de la maîtresse de l’Empereur, sans doute réalisé vers 1866,  qui fait la une du catalogue.
























En revanche, nous avons perdu la trace des « médaillons de célébrités en terre-cuite fouillés par Carrier-Belleuse », évoqués par les frères Goncourt le 22 juillet 1867 dans leur journal, qui ornaient le jardin du chalet de la Compagnie (aujourd’hui Maison Décoret), rue du Parc…

Les photographies de l'Album de Dussol sont consultables en ligne à partir du catalogue de la médiathèque alors que le catalogue de l'exposition du Palais de Compiègne est consultable aux Fonds patrimoniaux.

Fabienne

Il y a exactement 103 ans, les crues faisaient déjà l’actualité…



Aussi impressionnantes et traumatisantes pour les populations touchées soient-elles, aggravées par le réchauffement climatique ou non, les crues ne sont pas un phénomène récent. Les fonds patrimoniaux en conservent de nombreux témoignages. 

Le 3 juin 1913, l’Allier inondait les installations sportives de la rive gauche et une exposition temporaire prévue à Bellerive pour la saison qui ne put finalement avoir lieu. Des cartes postales avaient alors témoigné de l’importance de la crue et des dégâts occasionnés. La presse locale s’en faisait également l’écho. Ainsi pouvait-on lire dans « La Semaine de Cusset-Vichy » le 7 juin 1913 : « Les prédictions météorologiques pour le mois de juin ne sont pas rassurantes. On nous annonce une succession de pluies, d’orages de tempêtes. Et il faut bien reconnaître que les débuts du mois ne semblent donner que trop de vraisemblance à ces fâcheuses prévisions. Nous avons actuellement, après une série de pluies torrentielles, une grande crue de l’Allier. Les eaux, au plus fort de la crue, sont montées à plus de trois mètres au-dessus de l’étiage, au pont de Vichy. […] L’Allier se précipitait avec ce bruit sinistre qui double l’horreur du spectacle. On l’entendait de loin comme un train en marche. […] Les dégâts, autour de Vichy, sont considérables. Tout le Parc nouveau [le Parc des Bourins], créé et entretenu avec tant de soins par la Compagnie fermière, a été raviné, l’aérodrome est sous l’eau. Sous l’eau également, le Champ de courses, l’Exposition qui, organisée pour la saison 1913, achevait ses derniers préparatifs, et le golf auquel les premiers buveurs de la colonie étrangère donnaient un commencement d’animation… » 

Jean Folcher. Crue de l'Allier, le 26 octobre 1943. Huile sur carton, 75 x 106 cm. (Musée municipal - réserve)

En 1943, c’est l’automne qui fut particulièrement pluvieux, alors que la crue de 1913 faisait encore référence pour la région. « Le Progrès de l’Allier » du 27 octobre 1943 titrait en première page de son édition vichyssoise : « La Loire et l’Allier, quittant leur lit ravagent les régions riveraines. Cette inondation, la plus importante depuis 1913 a causé des dégâts incalculables notamment à Vichy, Bellerive, Abrest et Saint-Yorre ». À cette occasion, un sportif émérite s’était distingué en effectuant des sauvetages particulièrement courageux : « Au loin, vers Hauterive, tout au sommet d’un toit, un homme fait des signaux. On lui répond et bientôt une barque se dirige, en louvoyant, vers lui. L’homme qui la monte, Jean Coutière, champion d’aviron, a couru les Régates internationales d’Amsterdam. Il connaît la rivière et affronte sa colère courageusement, savamment, allant franchement contre le courant pour approcher des maisons d’où les appels partent. Bientôt il revient, son embarcation chargée de quatre personnes qui grâce à lui retrouvent la terre ferme. Infatigable il repart quatre fois successives, il renouvelle la manœuvre. À chaque voyage la fatigue se lit sur son visage un peu plus pâle, il vient de sauver seize personnes. » 



Cette fameuse crue de 1943 a été immortalisée par les photographes de presse très présents à Vichy à cette période mais aussi par un peintre, Jean Folcher, dont, hélas – ironie de l’histoire - la peinture a depuis été inondée ! 


Pour en savoir plus sur Jean Coutière, qui avait été titré champion de France en 1939 et qui recevra la médaille d’argent du courage pour le sauvetage de 57 personnes au total, n’hésitez pas à consulter le riche album publié par le Club de l’Aviron de Vichy à l’occasion de son cent-vingtième anniversaire. 



Par ailleurs, un chapitre est consacré à ce sujet des crues dans le très beau livre publié récemment par le Conservatoire d’Espaces naturels de l’Allier sous la direction d’Estelle Cournez : Sur les traces de l’Allier. A consulter ou à emprunter à l’Espace patrimoine.

Fabienne


Les dessins originaux de Roger de La Boutresse désormais accessibles en ligne



La préparation d’une conférence donnée récemment à la Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des Environs a été l’occasion d’enrichir la galerie Flickr du patrimoine de la Médiathèque. Sébastien Hervier travaillait en effet depuis près d’un an sur l’histoire de Varennes-sur-Tèche, commune située entre Lapalisse, Jaligny et Le Donjon. Or cette commune compte parmi ses anciens maires l’historien Roger de La Boutresse (1860-1931) qui n’est autre que le co-auteur du fameux « Fiefs du Bourbonnais » publié entre 1896 et 1936 avec Genest-Émile Aubert de La Faige.




Château de Précord à Varennes-sur-Tèche - phot. S. Hervier



  
Le Château de Précord : dessin à la plume
par Roger de La Boutresse, vers 1890
Dans la préface de cet ouvrage, les auteurs en annoncent les visées : « En publiant les quelques notes que nous avons pu recueillir sur le passé des localités notables de nos environs, nous espérons intéresser ceux qui ont le culte des souvenirs, et aussi, sauver, au profit de plus érudits que nous, bien des documents, des vestiges et des traditions qui chaque jour, disparaissent, s’effritent et s’oublient. » Propos emprunts de modestie : les quelques notes forment en réalité deux copieux volumes. Le premier volume comporte en outre 220 gravures réalisées d’après les dessins à la plume de Roger de La Boutresse lui-même. Pour le second, préparé dès 1903, Roger de La Boutresse s’était adapté à l’évolution des techniques et avait semble-t-il réalisé de nombreuses photographies. Mais sa parution fut retardée par les maladies et décès des différents protagonistes, auteurs et éditeur, au point qu’il fallut se résoudre à une publication non illustrée. 

Montaiguet : dessin à la plume
par Roger de La Boutresse, vers 1890
Lors de ses séances de travail aux Fonds patrimoniaux, Sébastien Hervier a demandé à consulter les illustrations originales. Acquises chez un libraire vichyssois voilà plus de vingt ans, elles furent mises à sa disposition, occasion d’admirer le talent du dessinateur. Ressources iconographiques précieuses sur un patrimoine aujourd’hui parfois disparu, ces images témoins de leur temps sont également de véritables œuvres d’art dans lesquelles l’artiste a apporté grand soin au traitement des détails archéologiques, architecturaux mais aussi aux paysages et aux arbres.

Il fut donc décidé de faciliter l’accès à ces planches en procédant à leur numérisation puis à leur mise en ligne. Chacun de ces dessins a été décrit à l’unité dans le catalogue, avec une indexation qui permet une interrogation précise à la commune concernée. À noter que trois de ces illustrations sont finalement restées inédites. Parmi elles, « La chapelle de Melleray » aujourd’hui située sur la commune du Donjon, a pu être identifiée grâce à l’aide de Sébastien Hervier. Un grand merci à lui de nous avoir permis la mise en lumière de ce véritable artiste.


Chapelle de Melleray : dessin à la plume de Roger de La Boutresse, vers 1890 - inédit
 

L'ouvrage "Les Fiefs du Bourbonnais" est consultable sur Gallica :
Tome 1 : Lapalisse
Tome 2 : Moulins, rive droite de l'Allier

Mais aussi aux Fonds patrimoniaux en édition papier - voir les notices dans le catalogue de la Médiathèque :
Tome 1
Tome 2

Une véritable invitation à partir à la (re)découverte du patrimoine bourbonnais...

Pour en savoir plus, il faudra patienter jusqu'à la publication de l'article de Sébastien Hervier sur l'histoire de Varennes-sur-Tèche, dans le n° 167 du Bulletin de Société d'Histoire et d'Archéologie de Vichy et des Environs (fin 2016). Le Bulletin n°166 paraîtra mercredi 25 mai.

Fabienne

Les Fonds patrimoniaux ont aussi leur (très modeste) « Cabinet des médailles » !






De récents dons sont venus enrichir la petite collection de médailles des Fonds patrimoniaux. Parmi elles, la médaille commémorative bien connue, dessinée par André Gervais en hommage au graveur vichyssois Paul Devaux (1894-1949). Celle-ci a été offerte par Alain Devaux, petit-fils du graveur, à l’occasion du 30e anniversaire de la Médiathèque. Sur une face figure le profil de Paul Devaux, tandis que sur l’autre, André Gervais a reproduit le bois gravé du « Vieux moulin ». Cette médaille avait été éditée par souscription à 500 exemplaires par la Monnaie de Paris, vers 1950. 

André Gervais, de son véritable nom Stéphane Amédée Pannetier (1891-1962), né à Commentry, fut comme Paul Devaux mobilisé et blessé pendant la Grande guerre. Devenu journaliste il milita pour la paix et devint le meilleur ami du graveur. Il a laissé plusieurs ouvrages souvent emprunts du traumatisme subi lors des combats. Il était aussi peintre et sculpteur. 





Un autre poilu vichyssois a su inspirer l’hommage de ses contemporains : il s’agit du célèbre aviateur Eugène Gilbert (1889-1918). Grâce à Gallica nous apprenons par le « Petit Parisien » en date du 17 novembre 1915 l’origine de cette « plaquette » (médaille rectangulaire) : « Les Originaires du Plateau Central, fiers à juste titre, des exploits aériens accomplis par leur jeune compatriote, le sous-lieutenant-aviateur Gilbert, avaient décidé, au mois d’août dernier, de lui offrir une plaquette rappelant les luttes périlleuses engagées par leur courageux camarade contre les vilains oiseaux boches. » 

Mais c’est seulement trois mois plus tard, à Zurich où il était retenu prisonnier, qu’ils purent lui remettre l’exemplaire qui lui était destiné : « D’un côté de la plaquette d’or massif, l’artiste, M. Rasumny, a évoqué la victoire du « Vengeur » de Gilbert sur un aviatik que l’on voit frappé à mort, tombant à travers les nues. C’est la reconstitution par l’image d’un des plus brillants exploits du jeune héros de l’air qui, sur neuf combats engagés contre les avions allemands, réussit à abattre quatre de ces derniers. Au revers, une inscription rappelle le nom des dirigeants de la fédération provinciale qui s’honore de compter parmi ses fils un des plus vaillants champions de l’arme nouvelle. » 

Félix Ramsuny (1869-1940), sculpteur, graveur-médailleur et bijoutier russe naturalisé français, était sociétaire des Artistes français et se fit notamment remarqué dans le courant Art nouveau. L’exemplaire offert aux Fonds patrimoniaux est issu de la collection de médailles du Dr Jacques Lacarin, ancien maire de Vichy, qui reste à inventorier. 

Voilà donc l’hommage à deux vichyssois célèbres dûment gravé dans le métal et inscrit dans les collections patrimoniales de la ville.

Fabienne