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Un Hammam à Vichy




Affiche publicitaire, vers 1890


Pour ceux qui n’ont pu assister au dernier Atelier patrimoine, 
l’histoire du Hammam vaporifère en bref.


À l’origine du Hammam, un instituteur 

Buste d'Armand Perrin
au cimetière de Vichy
(phot. F. Gelin)

Armand Perrin est né en 1835 dans la Creuse. Il fait ses études à l’école normale d’instituteurs de Guéret et est nommé au collège de Montluçon, puis à celui de Cusset, de 1861 à 1871. Il y était visiblement très apprécié puisqu’à l’annonce de son départ, certains de ses anciens élèves firent paraître une lettre ouverte dans « La Semaine de Cusset et de Vichy » du 23 septembre 1871. À cette date, le conseil municipal de Vichy fit en effet appel à lui pour assurer la création de son école laïque. Cette école, baptisée École Carnot, fut d’abord ouverte boulevard de Russie, dans les anciennes écuries impériales, puis déménagée (en 1888) sur l’actuelle place de la mairie (école Sévigné-Lafaye actuelle). Fervent républicain, il fut ensuite élu conseiller municipal jusqu’à son décès.

Le Théâtre des Variétés 


En 1881, Armand Perrin rachète un ancien théâtre situé 3 rue Burnol, alors passage du Parc, à Jean Pouillien. Ce théâtre est le deuxième construit à Vichy, un an après le casino. Il est inauguré le 5 août 1866 : « Le théâtre Pouillien est une fort jolie salle toute fraîche et pleine de coquetterie qui s’est construite dans le passage du Parc. En y entrant, on est saisi par la fraîcheur de la décoration et d’une ornementation de bon goût. Il y a deux matins qu’elle est terminée ; terminée, je me trompe : la galerie est destinée à recevoir des loges qui sont à faire encore, et on a dû improviser beaucoup de choses pour arriver à ouvrir le théâtre dimanche dernier […] Mais le théâtre Pouillien n’a point la prétention d’être comparé au Casino, j’en suis sûr. Il est tout mignon, et pour le bâtir il n’a point fallu abattre de grands arbres, faire appel à de grands architectes et commettre de grandes erreurs. M. Batilliat a fait le plan, M. Plantade a peint les décors, et si le grand rideau est de lui, je lui en fais mon compliment. » (La Semaine de Cusset-Vichy, 11 août 1866). Si les premières saisons paraissent avoir connu un certain succès, l’exploitation en fut plus chaotique les années suivantes et il changea souvent de direction. 

  

Ouverture du hammam, le 11 juillet 1881 


Façade sur la rue Burnol, extrait du guide édité vers 1895
Armand Perrin ouvre un établissement qui se veut complémentaire des soins thermaux, équipé des appareils vaporifères du Dr Lefebvre. Dès 1861, ce dernier avait mis au point des appareils de sudation qu’il présenta régulièrement à l’Académie de médecine. Ils étaient surtout utilisés dans les hôpitaux militaires. Les soins consistent en bains turcs et russes, bains de vapeur, bains électriques, inhalations, pulvérisations, massages… Il s’agit donc de soins complémentaires à la cure mais qui n’utilisent pas d’eau thermale. Antoinin Mallat (Histoire des eaux minérales de Vichy par Antonin Mallat, 1909. Livre 3, p. 574-577) détaille la répartition des salles : au sous-sol : bains turcs et bains russes, salle de douches-massages, déshabilloirs et grand salon de repos, ainsi que la salle des machines ; au rez-de-chaussée, inhalations d’oxygène, bains sulfureux, bains médicamenteux, bains d’air chaud en caisse, salle de gymnastique médicale, pastillerie et surtout un salon d’attente de 100 m2 et 12 m de haut, avec jet d’eau et plantes vivaces.

Piscine, extrait du guide édité vers 1895
Cet établissement, idéalement situé et des mieux équipés, rencontre immédiatement le succès. Il est agrandi durant l’hiver 1887-88, avec l’adjonction (à l’est) du n°5 de la rue Burnol. Au sous-sol est aménagée une piscine de 150 m2, alimentée à l’eau courante par une chute d’eau se brisant en cascade sur un rocher, alors qu’autour sont disposés cabines, chauffe-linge et buffet. 



Les sources d’Hauterive


Carte postale publicitaire, vers 1910
En 1893, Armand Perrin décide de forer des sources à Hauterive. Il s’adresse alors à l’architecte Antoine Percilly (1858-1928) pour l’aménagement d’un parc et la construction de plusieurs bâtiments sur ses terrains. L’architecte livre ses premiers projets en avril 1893 mais le commanditaire meurt en mai, laissant la direction de l’entreprise à sa veuve Anaïs Roux (1849-1920). L’année suivante, elle fait reconnaître officiellement la Source du Hammam n°1 qui deviendra source des As en 1922, puis la source du Hammam n°2 qui prendra le nom de Source des Eaux-Vives, toutes deux mises en valeur dans un parc à l’anglaise : « Les sources du Hammam jaillissent au milieu d’un vaste et magnifique parc situé à deux pas de la ville de Vichy, dans un des beaux sites de la région. Les constructions mauresques des bâtiments d’exploitation et des sources sont une véritable curiosité que tous les buveurs d’eau de passage à Vichy seront intéressés et satisfaits de visiter. C’est d’ailleurs une des plus charmantes promenades que l’on puisse faire soit à pied (20 minutes de marche), soit en voiture ou en bateau. » (Vichy : le Hammam, grand établissement thermo-médical, ca 1895). Les plans de Percilly prévoient une villa, un bâtiment pour l’embouteillage et l’emballage, un abri de source, une écurie remise et divers kiosques qui ponctuent le parc composé de pelouses, plates bandes fleuries, haies arbustives et potager, délimités par des allées sinueuses. Finalement, la villa ne semble pas avoir été édifiée et l'habitation fut aménagée en lieu et place de l'écurie-remise.


A. Percilly. Plan de la propriété de Mme Perrin à Hauterive :
détail - (Archives Percilly-Brière)
Ces nouvelles sources permettent à Anaïs Perrin d’enrichir l’offre de soins du Hammam de la rue Burnol avec des soins thermaux (douches et bains) qu’elle officialise en déclarant en mairie le titre de : « Hammam de Vichy Grand Établissement thermo-médical ». L’eau des sources d’Hauterive est transportée en bouteilles ou bonbonnes et stockée dans un bassin aménagé dans les combles de l’établissement. Nonobstant, si l’on en croit les annuaires de la ville, ce hammam ferma ses portes en 1925. Dans les années 1970, un cinéma s’installa à l’emplacement de l’ancien théâtre (il a fermé à son tour en 2004), tandis qu’une agence bancaire prenait place au n°7.


Carte postale, vers 1925
Du côté d’Hauterive, le chalet d'habitation a été rasé entre 1920 et 1925, au moment de la construction de la voie ferrée reliant Vichy à Clermont-Ferrand. La propriété a été rachetée en 1922 par la Société centrale puis en 1937 par la Société commerciale d’eaux minérales du bassin de Vichy mais l’exploitation des sources a été stoppée en 1942. Pendant la guerre, l’embouteillage abrita l’imprimerie nationale de la gendarmerie. Le 13 août 1944, deux résistants, Célestin Chino qui habitait sur place et Antoine Fullin, ont été fusillés dans le parc par la Gestapo, après avoir été contraints de creuser leur propre tombe. (voir l’enquête de Célestin dans « La Montagne », 16 juin 2013). Le bâtiment d’embouteillage qui tombait en ruine fut rasé en 1977.

Un monument à la gloire d’Armand Perrin au cimetière de Vichy


A. Fanzoni. Monument funéraire de
la famille Perrin (phot. F. Gelin)
À la mort d’Armand Perrin, Antoine Percilly dessina plusieurs projets de chapelle funéraire mais le tombeau prendra finalement la forme d’un monument à la gloire du « Fondateur de l’école Carnot et de l’établissement médical le Hammam de Vichy », probablement érigé à l’instigation d’un comité d’admirateurs. Un ange et une pleureuse encadrent le buste du défunt. L’ensemble est signé : « Fanzoni - Carrare », peut-être André Fanzoni, auteur d’une vierge à l’enfant en marbre de Carrare qui orne une chapelle latérale de l’église Notre-Dame des Tables à Montpellier… Fanzoni est le nom d’une véritable dynastie de sculpteurs carraresi. 





Bibliographie : 

 - Le Hammam : grand établissement thermo-médical fondé sur des bases scientifiques... ses eaux minérales naturelles gazeuzes, bi-carbonnatées, ferrugineuses lithinées, arseniées, phosphatées, etc. et ses différentes autres ressources médicales : monographie suivie d'un guide pour les étrangers.-- Issoudun : Impr. A. Gaignault, [ca 1895]. 

- Notice sur Armand Perrin dans Les Bourbonnais célèbres et remarquables : arrondissement de Vichy par Maurice Sarazin, 2009 

La rentrée littéraire de janvier au Fonds local

"Sortie de secours" de Cécile Girolami


Après des mois de petits boulots et de collaboration forcée avec Pôle emploi, Alix Novak signe un contrat pour ce qu'elle pense être un banal travail de secrétariat aux Assurances du Talion. Dès lors, sa vie prend une tournure que l'on ne souhaite à personne : se blessant, se coupant, se brûlant sans arrêt et surtout sans raison ! Avoir autant de malchance, ce n'est pas normal. Alix mène l'enquête et découvre qu'elle a signé en toute innocence un pacte pour le moins étrange et surtout très dangereux. Dès lors une seule question tient le lecteur en haleine : comment  l'héroïne va-t-elle faire pour se libérer d'un contrat qui la lie, à la vie à la mort, à quelqu'un d'autre ?




Sortie de secours,   est le premier ouvrage d'une jeune romancière : Cécile Girolami. D'accord, c'est une collègue et vous pourriez penser que c'est du copinage. Eh bien non ! Même si j'avais dès le départ un regard bienveillant, j'ai été suffisamment impressionnée par le résultat de deux ans de travail pour avoir envie de mettre ce roman en avant. Une histoire qui vous plonge dans le monde très réel de l'entreprise mais qui se lit comme un polar teinté de fantastique.

Venez le découvrir aux Fonds Patrimoniaux ou profitez du passage de l'auteur à la librairie Carnot le 27 janvier prochain à 20 h. Vous pourrez poser vos questions à cette romancière pleine d'avenir.

Site de l'auteur






Martine

Éventail de la Belle Epoque

G. Fraipont. Eventail publicitaire Vichy-Etat, 1903
Objet à la fois pratique, décoratif et somme toute un peu mystérieux, l’éventail a été décliné sous des formes variées. Cet accessoire égaye, rafraichit et transmet aussi parfois un message bien souvent à caractère publicitaire, illustrant aussi bien la mode, les voyages, ou encore l’épicerie… Mais il peut aussi constituer un objet de collection. Certains modèles se révèlent d’ailleurs  d’une grande rareté, pièces uniques ou fabriquées en nombre limité. C’est sans conteste la France qui se révèlera le pays le plus productif, notamment en éventails publicitaires.

Au début du XXe siècle, Vichy compte parmi les plus importantes stations thermales d’Europe. Un grand nombre de spectacles et d’activités y sont organisés. La Compagnie fermière de l’établissement thermal, en exécution d’un décret impérial, a construit un premier casino en 1865, bientôt agrandi avec la création d’une salle de théâtre Art nouveau, décorée de motifs floraux. L’or, l’ocre, l’ivoire dominent. Ainsi, à partir de 1901, Vichy est en mesure d’organiser des saisons musicales prestigieuses.


Ce décor féerique de l’Opéra de Vichy va inspirer de nombreux artistes, parmi lesquels Gustave Fraipont  qui, à travers ce très bel éventail, datant de 1903, a mis l’édifice en valeur au milieu d’un bouquet d’œillets colorés dans le style Art nouveau.

Peintre, graveur, dessinateur, aquarelliste, illustrateur, né à Bruxelles en 1848, Gustave Fraipont, se spécialisa dans l'affiche touristique mais illustra également des livres pour la jeunesse tels les « Contes de Perrault » ou les « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet. Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages techniques et notamment de « L’art de composer et de peindre l’éventail, l’écran, le paravent », édité par H. Laurens en 1895. Il meurt en 1923.

Il a aussi illustré de 126 dessins « L'Auvergne » publié en 1902 par Librairie Renouard, également conservé aux Fonds patrimoniaux de la Médiathèque Valery-Larbaud.





Solange


Collection Jacques-Cousseau – Épisode 1 : Les Hôtels bien sûr !




Thermal-Palace, vers 1930
voir la notice dans le catalogue
L’espace Patrimoine de la Médiathèque accueille depuis 2013 le Centre international de ressources sur le Patrimoine thermal, initié dans le cadre du projet « Sources de culture » associant EHTTA (association de villes thermales historiques européennes) et la Route des Villes d’eaux du Massif central. Pour favoriser son développement et son accessibilité, une part des crédits alloués par la Commission européenne a été consacrée à la numérisation et à la description des 8 000 cartes postales anciennes de la collection Jacques-Cousseau, illustrant pour la plupart les différents aspects de la vie thermale de la station. 

Hall de l'Hôtel Albert Ier, vers 1936
voir la notice dans le catalogue
 Le résultat de cette opération est progressivement mis en ligne sur le catalogue de la Médiathèque et sur la galerie Flickr du Patrimoine. Pourquoi progressivement ? Parce que la description de chaque carte doit être complétée avec les termes adéquats qui permettront ensuite au chercheur de se voir proposer les réponses les plus pertinentes à sa requête. Ainsi, un curieux qui voudra connaître l’aspect de la rue Wilson à la Belle Époque verra défiler les vues de l’ancienne rue Cunin-Gridaine ; celui qui s’intéressera à l’Hôtel Aletti d’aujourd’hui aura-t-il accès à l’ensemble des cartes concernant cet établissement, même si elles sont légendées « Thermal-Hôtel ». 


Personnel de l'Hôtel International, vers 1910
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La totalité des cartes de la collection Cousseau concernant les hôtels est désormais en ligne, soit près de 900 modèles différents. De l’Hôtel des Ambassadeurs à l’Hôtel Windsor, des plus prestigieux palaces aux plus modestes pensions de famille, bien peu d’établissements ayant fait l’objet d’édition d’une carte ont échappé au « chasseur » de trésors qu’était le guide-médecin de Vichy. Façades, halls, salons, mais aussi parfois chambres ou même cuisines sont ainsi restitués alors que la plupart des ces établissements ont aujourd’hui été transformés en résidences. Enfin, ce ne sont pas seulement les bâtiments qui sont évoqués autour de ce sujet mais aussi les hommes et les femmes, avec une trentaine de cartes-photos qui ont fixé sur le papier glacé les figures des pensionnaires et du personnel qui animaient alors la station thermale.
Fabienne


Restaurant de l'Hôtel des Ambassadeurs, vers 1910
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La revue de presse de Vichy et de son agglomération

Depuis 2010, l’équipe des Fonds patrimoniaux assure une revue de presse systématique à travers les journaux locaux (La Montagne et La Semaine de l’Allier). 

Vous cherchez des informations sur une entreprise de l’agglomération, vous souhaitez vous remémorer l’historique d’un projet urbain, connaître l’évolution du marché de l’immobilier en Auvergne ou les récentes mesures de préservation de la rivière Allier ou encore apprendre quelles sont les célébrités venues à Vichy cette année ? Consultez le catalogue en ligne de la Médiathèque en sélectionnant le critère « Articles de presse » à la rubrique « Supports ». 


Les articles de fond y sont décrits et numérisés mais pour des questions de droits, la consultation des articles n’est possible que sur les postes informatiques de la médiathèque. 

Progressivement, les articles repérés dans la presse ancienne, sont également catalogués et mis en ligne sur la galerie Flickr de la médiathèque. Libres de droits, ils sont accessibles sur cette galerie ou en cliquant sur le lien qui figure à la fin de chaque notice descriptive.



Le catalogue de la Médiathèque
La Galerie Flickr de la Médiathèque

L'Auvergne improbable


En 1934, une bande de joyeux lurons avait mis en émoi la population de Vichy avec une histoire rocambolesque de monstre ondulant dans les eaux de l'Allier.

Pas moins facétieux, Anne Clairet et Eric Tournaire proposent une approche absolument décalée de l’Auvergne à travers un recueil de révélations hilarantes et fantasmagoriques !

Monté de toute pièce, le Le Guide de l'Auvergne improbable regorge d’anecdotes déjantées, illustrées et accompagnées de photographies retouchées.



Le boucher d’Arronnes qui vendait du boa, la galipote des bois noirs découverte en 1859, les dragons et les « zibrides », la fête de la fourchette à Demy… autant d’informations qui ne manqueront pas de piquer votre curiosité !

Récemment acquis, le "Guide de l’Auvergne mystérieuse" est disponible aux Fonds Patrimoniaux.

Eric Tournaire ne finit pas de nous étonner avec cette fois-ci une information authentique !
Atteint de la maladie de Parkinson, c’est sur un vélo couché que ce carnettiste de Brugheas a pris la route le 16 juillet dernier pour atteindre la Rochelle autour du 27 juillet. En attendant la parution d’un carnet humoristique nous vous invitons à suivre son périple sur son site :


Florence

Vichy croqué par Jérémy Soheylian




Si Vichy n’a pas accueilli de Café de l’Europe dans le cadre programme Source conduit par la Route des Villes d’Eaux du Massif Central en partenariat avec l’Association Européenne des Villes Thermales Historiques (EHTTA), elle a néanmoins eu l’occasion de faire réaliser son « carnet de voyages », à l’instar ses partenaires. Chaque Café a en effet fait l’objet d’un reportage graphique réalisé autour de cette manifestation. C’est ainsi que les villes d’Enghiens-les-Bains, Ourense (Espagne), Royat, Baden-Baden (Allemagne), Spa (Belgique), Fiuggi (Italie), Acqui Terme (Italie) et Bath (Angleterre) ont été croquées par huit carnettistes différents. 


 Vichy, siège du Centre international de Ressources sur le Patrimoine thermal a également commandé son carnet à un jeune aquarelliste, passionné d’architecture. Pendant quatre jours, Jérémy Soheylian a sillonné les rues de Vichy et a posé son tabouret au gré de ses inspirations, devant les grands monuments de la ville thermale ou au plus près de détails qui échappent parfois à l’attention même des vichyssois. 

Si la salle de l’Opéra, tout en courbes, lui a donné du fil à retordre, il n’en a pas moins été séduit par l’architecture éclectique de Vichy et a livré une série de vingt et un dessins à la plume, parfois aquarellés où la fermeté de la main de l’architecte fait excellent ménage avec l’œil du peintre et laisse parfois s’égarer une baigneuse sortie des peintures murales d’Osbert au centre du hall de l’établissement thermal…


Le blog de Jérémy Soheylian

Fabienne

Il y a 116 ans : le Tour de France à Vichy !

Alors que l’automobile n’en était qu’à ses balbutiements, le premier tour de France, fut organisé du 16 au 24 juillet 1899. 

C’est à l’Automobile-Club de France, fondé quatre ans plus tôt, que l’on doit cette initiative, soutenue par le journal Le Matin. Soixante sept concurrents prirent le départ à Paris : 32 voitures, 31 motos et 4 voiturelles (engins motorisés à quatre roues mais sans carrosserie). 

Sept étapes ponctuaient cette épreuve de 2 216 km. La troisième devait mener les valeureux pilotes d’Aix-les-Bains à Vichy, la quatrième, le surlendemain, de Vichy à Périgueux. Récemment acquis par la médiathèque, un supplément illustré du journal Le Matin du 3 septembre 1899, agrémenté d’une élégante une aux lettres d’or sur fond crème, nous apprend que 21 concurrents seulement parvinrent à boucler le périple, dont le vainqueur René de Knyff au volant d’une Panhard-Levassor, à une moyenne de presque 50 km/h.

Le Massif central en musiques

3,4 kg ! C’est le poids du dernier « bébé » des éditions Créer  livré aux Fonds patrimoniaux !




33 cm de haut, 25 de large et 4 d’épaisseur pour une somme de 511 pages, véritable bible de la musique traditionnelle du Massif Central. Rédigé par un collectif de « chercheurs-musiciens-passeurs », après plusieurs décennies d’enquêtes de terrain, cet ouvrage est le fruit de la collaboration d’associations œuvrant aussi bien en Auvergne qu’en Lozère, Limousin ou Bourgogne. 

Il traite non seulement de la musique mais aussi de la danse et de la langue en s’appuyant sur une ample iconographie composée de tableaux, gravures et photographies de toutes époques. On y trouve aussi bien des notices biographiques de musiciens que des entretiens ou des articles scientifiques. Il y est aussi question de l'évolution du répertoire, entre tradition et modernité, et de lutherie, avec la présentation des principaux instruments (vielle à roue, violon, cornemuse, accordéon…), tout cela ordonné dans une élégante mise en page aérée malgré la densité du propos. Une pièce supplémentaire au patrimoine écrit régional pour honorer une riche tradition orale… 

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Un hammam à Vichy...

Alors que la mécanothérapie s’expose dans la médiathèque, c’est l’hydrothérapie qui a été remise à l’honneur aux Fonds patrimoniaux grâce à l’acquisition récente d’une rare affiche illustrée. Éditée vers 1890, cette publicité vante les équipements complets du Hammam vaporifère, « approuvés par l’Académie de médecine ». 

Cet établissement, situé rue Burnol avait été aménagé dans l’ancien Théâtre des Variétés et fut par la suite transformé en cinéma.

Imprimée en rouge et noir, cette affiche indique la longue liste des opérations proposées, séparée de celle des maladies traitées par une série de gravures. Des vignettes illustrent les soins prodigués aux patients, tandis que la vue principale, au centre de l’affiche, est consacrée au vaste salon où les clients peuvent s’adonner au plaisir de la conversation, de la lecture ou de la correspondance, autour d’une fontaine. … 

Plus d’informations sur ce Hammam vaporifère et les sources d’Hauterive qui l’alimentaient dans un prochain atelier du patrimoine. En attendant, l’affiche est exposée aux Fonds patrimoniaux.


Voir la notice dans le catalogue de la Médiathèque

Vichy, 1925 : un plan sportif !



Le dernier Atelier du patrimoine a permis la redécouverte d’un plan de la ville de Vichy hors du commun. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les hôtels réquisitionnés et transformés en hôpitaux militaires pendant le conflit, offrent de nouveau des prestations luxueuses adaptées à une clientèle internationale de plus en plus attirée par les activités sportives. La diversité et la qualité des aménagements de loisirs sont désormais mises en évidence sur les plans publiés dans les guides touristiques.  Max Mabyre, géographe à Vichy, souligne ainsi dans un plan en couleurs publié dans le Guide de l’Étranger de 1925, l’attrait touristique de l’hippodrome, du golf, du Sporting Club… au point que ceux-ci occupent la moitié du plan ! La représentation de ces équipements, ainsi que celle des canots automobiles, de la passerelle sur l’Allier, des parcs, des circuits pédestres ou des arènes semble annoncer l’orientation sportive de la station, qui l’emportera bientôt sur la vocation thermale. 

Le guide de l’Étranger de 1925 et le plan Mabyre sont consultables aux Fonds patrimoniaux.

Les gravures de Paul Devaux sur la toile

Grâce à la diligence de ses ayants droit, Alain et Michel Devaux,  l’imagier bourbonnais voit son œuvre désormais diffusée sur la toile. 176 de ses gravures et dessins originaux, conservés à la Médiathèque, ont en effet été mis en ligne, à l’occasion de l’entrée de 53 nouvelles pièces. Celles-ci ont été offertes par un collectionneur luxembourgeois à la Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des Environs, dont les collections sont déposées aux Fonds patrimoniaux. Les œuvres de Paul Devaux sont consultables soit par le descriptif qui est fait de chacune dans le catalogue de la Médiathèque (mots clés : Devaux - Estampe), soit par la Galerie Flickr de la Médiathèque (Classeur Estampes - Album Devaux). Toute l’œuvre de Paul Devaux n’est toutefois pas encore numérisée : viendront un jour enrichir ce corpus, les planches de ses albums ainsi que les gravures ou dessins qui ornent la correspondance échangée avec Valery Larbaud ou avec le Général Duplessis, également offerte à la SHAVE…
Consulter le catalogue de la Médiathèque
L'Album Devaux sur le Flickr de la Médiathèque 

Une nouvelle pépite entre au Fonds local



Si l’iconographie de Vichy est particulièrement riche au XIXe siècle, elle est nettement plus restreinte quant aux périodes plus anciennes, ce qui rend toute nouvelle découverte particulièrement excitante. Grâce à une récente acquisition, la collection d’estampes du Fonds local vient de s’enrichir d’une rare vue de Vichy au XVIIe siècle. Ce panorama de la petite bourgade du bord d’Allier d’alors pourrait est tirée de la Topographia Galliae. Il s’agit d’un ouvrage orné de 328 estampes représentant paysages, villes, bourgs, châteaux de France, qui venait compléter la Topographia Germiniae, œuvre colossale entreprise par le graveur et éditeur Matthäus Merian (1621-1687). Au total, se seront 30 volumes qui seront publiés entre 1642 et 1688.

Voir la notice dans le catalogue de la Médiathèque

Pour plus d’information, le Blog du Bibliophile

L'équipe des Fonds patrimoniaux vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année et vous donne rendez-vous en 2015.

Femmes d’exception en Auvergne

Derrière une belle couverture imaginée par Alice Dorques, une galerie de portraits éclectiques mais toujours sensibles de femmes aux destinées hors du commun, que la naissance où le sort ont liées à l’Auvergne. Un livre qui permet de parcourir les biographies de célébrités comme Madame de Lafayette ou Coco Chanel, d’héroïnes moins connues du grand public comme Marguerite Guerrier ou Alice Ferrières, et de découvrir parfois des attaches auvergnates à de grands noms comme Arletty ou Sheila. Au fil des pages, défilent ainsi auteures, artistes, résistantes, militantes ou sportives qui, chacune à sa façon, forcent l’admiration.

Femmes d’exception en Auvergne de Véronique Lopez. Le Papillon rouge éditeur, novembre 2014.

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VICHY-BOURBONNAIS

Historique  :
Le Fonds local et régional de la Médiathèque s'est progressivement constitué à partir de 1866, date officielle de la création de la bibliothèque municipale, mais a réellement pris corps en 1985, lors de la construction de la nouvelle médiathèque, rue Maréchal Lyautey. Il a été enrichi par plusieurs dépôts ou dons d’importantes bibliothèques d’érudits locaux, comme ceux de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des Environs ou de l’ancien député et ministre de l’Instruction publique, Lucien Lamoureux.
Description :
Importante documentation sur la ville de Vichy et la province du Bourbonnais (département de l’Allier), tant au plan historique que géographique, économique, artistique etc. et à travers des supports variés comme les cartes postales, gravures, cartes, affiches, tracts et autres « éphémères »…