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Journées du Patrimoine 2016 : A la découverte de l'architecture Art Nouveau à Vichy


Hall de l'établissement thermal des Dômes
(cl. L. Plancke)
En marge de l'exposition "L'Architecture en Auvergne  au XXe siècle" qui sera inaugurée  le vendredi 9 septembre à 18h par une visite commentée de Christophe Laurent, historien de l'architecture et commissaire de l'exposition, l'Espace Patrimoine vous propose un coup de projecteur sur l'Art Nouveau à Vichy. 

L'exposition présentée à la Médiathèque du 9 au 30 septembre a été conçue par la Maison de l'architecture Auvergne, le Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ordre des Architectes et la Revue Auvergne Architecture.

Parmi les grands courants artistiques du XXe siècle, le style Art nouveau a durablement marqué les esprits. Pourtant, alors que chronologiquement, il coïncidait exactement avec le grand boom architectural de la cité thermale, il n’y a été adopté que parcimonieusement.

L’Atelier patrimoine et l’Échappée nocturne organisés à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2016 se proposent de mettre en lumière les exemples les plus remarquables mais parfois méconnus, car disparus, limités à quelques détails ou peu accessibles au public.

Ateliers patrimoine
Carte postale par L. Tauzin,
vers 1910 (coll. J. Cousseau)
Lors des ateliers patrimoine, seront présentés des documents d’époque issus des collections des Fonds patrimoniaux : plans d’architecture, cartes postales anciennes, guides de touristes, etc.

Vendredi 16 septembre à 17h ou 
Samedi 17 septembre à 11h
Gratuit sur inscription au 04 70 58 42 60
(groupe limité à 15 participants– durée 1h environ)








plan d'A. Percilly pour l'Hôtel International, 1916 
















Échappée nocturne 

Montage Procédé Zèbre d'après « le Baiser » de Klimt
Parcours fleuri et musical par la Compagnie Procédé Zèbre 
avec Pauline Larivière, textes et chansons  - Direction artistique : Fabrice Dubusset

« Quoi de plus frais et léger que de se promener dans les rues de Vichy , le nez au vent frais d'un art nouveau à re-découvrir. L'architecture au son d'une petite brise d'un air chanté « a cappela » douce musique et dolce vita … Derrière la douceur de la beauté de la nature , des fruits, des fleurs , des courbes et ondulation de la voix (avec des textes insolites...) se cache toute la force et la nécessité de l'art nouveau et de ce que nous pourrions appeler aujourd'hui : liberté d'expression ! et nous savons combien elle est importante ! »
Fabrice Dubusset


Porte de la Villa Liberty
(Cl. J. Mondière)
Le parcours d'environ 5 km emmènera les participants du quartier de France au quartier thermal et sera ponctué de stations devant les bâtiments les plus représentatifs du courant Art nouveau, occasion de découvrir l'histoire de villas originales comme celle du sondeur de sources Antoine Planchin, 50 rue de Strasbourg , celle que l'architecte Louis Bardet construisit 54 boulevard Carnot pour son propre usage, ou encore celle de la fille du propriétaire du fameux Cercle International, 14 rue Hubert Colombier. Mais les hôtels, comme L'International sont également les témoins, parfois discrets de ce courant artistique controversé et les installations thermales ne sont pas en reste, avec en particulier l'Opéra, monument emblématique de l'Art nouveau vichyssois dont les deux petits vestibules, ornés des peintures de Rudnicki ont désormais retrouvé tout leur lustre...


Vendredi 16 septembre à 21h ou 
Samedi 17 septembre à 21h
Gratuit sur inscription au 04 70 58 42 60 (groupe limité à 25 participants– durée 2h environ)
Rendez vous : place de la victoire, devant la Médiathèque Valery-Larbaud avec une lampe torche ou frontale et de bonnes chaussures !

L'Hôtel Albert Ier sur papier calque



À la demande de certains membres de l’actuelle copropriété de l’Albert Ier qui souhaitaient travailler sur l’histoire du bâtiment, les plans de l’ancien hôtel ont été exhumés de l’énorme masse des archives Percilly-Brière pour être précisément inventoriés, dépoussiérés et reconditionnés. Lors de ses recherches menées pour la préparation du premier volume qu’il consacra aux palaces de Vichy, Jacques Cousseau avait déjà pu consulter ces importants dossiers mais le traitement de ces quelques 492 plans et autres notes et courriers avait dû être différé.





Aujourd’hui ce n’est pas moins de six ensembles, plans à plat ou dossiers, qui sont à la disposition du public. Si rien ne subsiste sur la construction initiale, le chercheur pourra suivre l’évolution des différentes transformations opérées ou seulement projetées, entre 1902 et 1946, par l’architecte Antoine Percilly (1858-1928) puis son gendre Gilbert Brière (1882-1961). Tous ces plans ont été commandités par François Mignot qui acquit l’hôtel en 1903. Ils permettent de suivre non seulement les agrandissements successifs mais également la modernisation des équipements et la mise au goût du jour de la décoration : transformation des façades, disposition d’un « ascenseur suspendu électrique », construction d’un grand hall sur le jardin, réaménagement de la réception et du bureau, décoration de chambre ou salle à manger, pose de treillages dans le jardin… 

Après agrandissement et surélévation, dans les années 30, l’hôtel n’affichait pas moins de 180 chambres. Dans le chapitre qu’il consacre à l’Albert Ier, Jacques Cousseau souligne aussi la notoriété de la table de cet hôtel, l’une des plus réputée de la région.




Fabienne

Voir les notices des dossiers dans le catalogue : 

Un Hammam à Vichy




Affiche publicitaire, vers 1890


Pour ceux qui n’ont pu assister au dernier Atelier patrimoine, 
l’histoire du Hammam vaporifère en bref.


À l’origine du Hammam, un instituteur 

Buste d'Armand Perrin
au cimetière de Vichy
(phot. F. Gelin)

Armand Perrin est né en 1835 dans la Creuse. Il fait ses études à l’école normale d’instituteurs de Guéret et est nommé au collège de Montluçon, puis à celui de Cusset, de 1861 à 1871. Il y était visiblement très apprécié puisqu’à l’annonce de son départ, certains de ses anciens élèves firent paraître une lettre ouverte dans « La Semaine de Cusset et de Vichy » du 23 septembre 1871. À cette date, le conseil municipal de Vichy fit en effet appel à lui pour assurer la création de son école laïque. Cette école, baptisée École Carnot, fut d’abord ouverte boulevard de Russie, dans les anciennes écuries impériales, puis déménagée (en 1888) sur l’actuelle place de la mairie (école Sévigné-Lafaye actuelle). Fervent républicain, il fut ensuite élu conseiller municipal jusqu’à son décès.

Le Théâtre des Variétés 


En 1881, Armand Perrin rachète un ancien théâtre situé 3 rue Burnol, alors passage du Parc, à Jean Pouillien. Ce théâtre est le deuxième construit à Vichy, un an après le casino. Il est inauguré le 5 août 1866 : « Le théâtre Pouillien est une fort jolie salle toute fraîche et pleine de coquetterie qui s’est construite dans le passage du Parc. En y entrant, on est saisi par la fraîcheur de la décoration et d’une ornementation de bon goût. Il y a deux matins qu’elle est terminée ; terminée, je me trompe : la galerie est destinée à recevoir des loges qui sont à faire encore, et on a dû improviser beaucoup de choses pour arriver à ouvrir le théâtre dimanche dernier […] Mais le théâtre Pouillien n’a point la prétention d’être comparé au Casino, j’en suis sûr. Il est tout mignon, et pour le bâtir il n’a point fallu abattre de grands arbres, faire appel à de grands architectes et commettre de grandes erreurs. M. Batilliat a fait le plan, M. Plantade a peint les décors, et si le grand rideau est de lui, je lui en fais mon compliment. » (La Semaine de Cusset-Vichy, 11 août 1866). Si les premières saisons paraissent avoir connu un certain succès, l’exploitation en fut plus chaotique les années suivantes et il changea souvent de direction. 

  

Ouverture du hammam, le 11 juillet 1881 


Façade sur la rue Burnol, extrait du guide édité vers 1895
Armand Perrin ouvre un établissement qui se veut complémentaire des soins thermaux, équipé des appareils vaporifères du Dr Lefebvre. Dès 1861, ce dernier avait mis au point des appareils de sudation qu’il présenta régulièrement à l’Académie de médecine. Ils étaient surtout utilisés dans les hôpitaux militaires. Les soins consistent en bains turcs et russes, bains de vapeur, bains électriques, inhalations, pulvérisations, massages… Il s’agit donc de soins complémentaires à la cure mais qui n’utilisent pas d’eau thermale. Antoinin Mallat (Histoire des eaux minérales de Vichy par Antonin Mallat, 1909. Livre 3, p. 574-577) détaille la répartition des salles : au sous-sol : bains turcs et bains russes, salle de douches-massages, déshabilloirs et grand salon de repos, ainsi que la salle des machines ; au rez-de-chaussée, inhalations d’oxygène, bains sulfureux, bains médicamenteux, bains d’air chaud en caisse, salle de gymnastique médicale, pastillerie et surtout un salon d’attente de 100 m2 et 12 m de haut, avec jet d’eau et plantes vivaces.

Piscine, extrait du guide édité vers 1895
Cet établissement, idéalement situé et des mieux équipés, rencontre immédiatement le succès. Il est agrandi durant l’hiver 1887-88, avec l’adjonction (à l’est) du n°5 de la rue Burnol. Au sous-sol est aménagée une piscine de 150 m2, alimentée à l’eau courante par une chute d’eau se brisant en cascade sur un rocher, alors qu’autour sont disposés cabines, chauffe-linge et buffet. 



Les sources d’Hauterive


Carte postale publicitaire, vers 1910
En 1893, Armand Perrin décide de forer des sources à Hauterive. Il s’adresse alors à l’architecte Antoine Percilly (1858-1928) pour l’aménagement d’un parc et la construction de plusieurs bâtiments sur ses terrains. L’architecte livre ses premiers projets en avril 1893 mais le commanditaire meurt en mai, laissant la direction de l’entreprise à sa veuve Anaïs Roux (1849-1920). L’année suivante, elle fait reconnaître officiellement la Source du Hammam n°1 qui deviendra source des As en 1922, puis la source du Hammam n°2 qui prendra le nom de Source des Eaux-Vives, toutes deux mises en valeur dans un parc à l’anglaise : « Les sources du Hammam jaillissent au milieu d’un vaste et magnifique parc situé à deux pas de la ville de Vichy, dans un des beaux sites de la région. Les constructions mauresques des bâtiments d’exploitation et des sources sont une véritable curiosité que tous les buveurs d’eau de passage à Vichy seront intéressés et satisfaits de visiter. C’est d’ailleurs une des plus charmantes promenades que l’on puisse faire soit à pied (20 minutes de marche), soit en voiture ou en bateau. » (Vichy : le Hammam, grand établissement thermo-médical, ca 1895). Les plans de Percilly prévoient une villa, un bâtiment pour l’embouteillage et l’emballage, un abri de source, une écurie remise et divers kiosques qui ponctuent le parc composé de pelouses, plates bandes fleuries, haies arbustives et potager, délimités par des allées sinueuses. Finalement, la villa ne semble pas avoir été édifiée et l'habitation fut aménagée en lieu et place de l'écurie-remise.


A. Percilly. Plan de la propriété de Mme Perrin à Hauterive :
détail - (Archives Percilly-Brière)
Ces nouvelles sources permettent à Anaïs Perrin d’enrichir l’offre de soins du Hammam de la rue Burnol avec des soins thermaux (douches et bains) qu’elle officialise en déclarant en mairie le titre de : « Hammam de Vichy Grand Établissement thermo-médical ». L’eau des sources d’Hauterive est transportée en bouteilles ou bonbonnes et stockée dans un bassin aménagé dans les combles de l’établissement. Nonobstant, si l’on en croit les annuaires de la ville, ce hammam ferma ses portes en 1925. Dans les années 1970, un cinéma s’installa à l’emplacement de l’ancien théâtre (il a fermé à son tour en 2004), tandis qu’une agence bancaire prenait place au n°7.


Carte postale, vers 1925
Du côté d’Hauterive, le chalet d'habitation a été rasé entre 1920 et 1925, au moment de la construction de la voie ferrée reliant Vichy à Clermont-Ferrand. La propriété a été rachetée en 1922 par la Société centrale puis en 1937 par la Société commerciale d’eaux minérales du bassin de Vichy mais l’exploitation des sources a été stoppée en 1942. Pendant la guerre, l’embouteillage abrita l’imprimerie nationale de la gendarmerie. Le 13 août 1944, deux résistants, Célestin Chino qui habitait sur place et Antoine Fullin, ont été fusillés dans le parc par la Gestapo, après avoir été contraints de creuser leur propre tombe. (voir l’enquête de Célestin dans « La Montagne », 16 juin 2013). Le bâtiment d’embouteillage qui tombait en ruine fut rasé en 1977.

Un monument à la gloire d’Armand Perrin au cimetière de Vichy


A. Fanzoni. Monument funéraire de
la famille Perrin (phot. F. Gelin)
À la mort d’Armand Perrin, Antoine Percilly dessina plusieurs projets de chapelle funéraire mais le tombeau prendra finalement la forme d’un monument à la gloire du « Fondateur de l’école Carnot et de l’établissement médical le Hammam de Vichy », probablement érigé à l’instigation d’un comité d’admirateurs. Un ange et une pleureuse encadrent le buste du défunt. L’ensemble est signé : « Fanzoni - Carrare », peut-être André Fanzoni, auteur d’une vierge à l’enfant en marbre de Carrare qui orne une chapelle latérale de l’église Notre-Dame des Tables à Montpellier… Fanzoni est le nom d’une véritable dynastie de sculpteurs carraresi. 





Bibliographie : 

 - Le Hammam : grand établissement thermo-médical fondé sur des bases scientifiques... ses eaux minérales naturelles gazeuzes, bi-carbonnatées, ferrugineuses lithinées, arseniées, phosphatées, etc. et ses différentes autres ressources médicales : monographie suivie d'un guide pour les étrangers.-- Issoudun : Impr. A. Gaignault, [ca 1895]. 

- Notice sur Armand Perrin dans Les Bourbonnais célèbres et remarquables : arrondissement de Vichy par Maurice Sarazin, 2009 

Un support peu commun en bibliothèque


Si les livres, revues, estampes, et même affiches ou cartes postales anciennes font partie des supports traditionnellement présents dans les bibliothèques, les plans d’architectes, lorsqu’ils ne sont pas irrémédiablement détruits par leurs descendants, sont plus souvent recueillis par les services d’archives. 


À Vichy, le fonds Percilly-Brière est venu rejoindre l’Espace Patrimoine en 1999. Régulièrement consulté par les professionnels, ce fonds attire aussi les particuliers, à la recherche de renseignements historiques ou techniques sur la villa qu’ils viennent d’acquérir à Vichy, par exemple. Qu’ils souhaitent faire reproduire une belle élévation dessinée par Antoine Percilly à la fin du XIXe siècle, connaître les détails de transformations réalisées par Gilbert Brière dans un ancien hôtel devenu résidence ou obtenir la copie d’un état de mitoyenneté d’un bâtiment construit par Jean Brière, ils peuvent en effet compter sur les ressources de ce fonds exceptionnel qui couvre un siècle de constructions dans l’agglomération vichyssoise et même bien au-delà.

Du bois en architecture


Auvents, balcons, bergeries, campaniles, chalets, chenils, kiosques, lambrequins, lavoirs, marquises, pigeonniers, poulaillers, treillages, vacheries, vérandas… la liste est longue des modèles indiqués par l’architecte Pierre Chabat (1827-1892) dans son ouvrage « Le bois pittoresque », édité vers 1890. Cet ancien élève de l’École des Beaux-Arts, architecte à la Compagnie de Chemins de fer du Midi fut aussi professeur et bibliothécaire de l’École spéciale d’Architecture.

L'album, composé de 50 pages de texte, illustrées de nombreuses figures de détails, et de 50 planches hors texte, est un excellent exemple des productions de l’édition parisienne spécialisée en architecture, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Celle-ci visait à faciliter l’enseignement de cette discipline mais également à documenter les architectes en exercice, en leur fournissant des modèles.


Ce récent achat vient enrichir la Bibliothèque Percilly-Brière, consultable aux Fonds patrimoniaux, composée de nombreux ouvrages de ce type concernant le bois mais aussi la ferronnerie, la sculpture, la terre cuite ou le verre...                                                                                                                                                          

Voir la notice dans le catalogue de la Médiathèque

ARCHITECTURE

Historique :
Les archives du cabinet Percilly-Brière ont été rachetées par la ville de Vichy à Jean Brière en 1999. La bibliothèque, exclue de la vente initiale, a finalement été offerte à la ville de Vichy par la veuve de Jean Brière en décembre 2007. Ce fonds s’est enrichi depuis par différents dons de particuliers, descendants d’architectes (archives Pailler, bibliothèques de Gaston Bardet ou d’Herbert Amez-Droz) ou simples amateurs.

Description :

Les Archives  sont constituées des plans, maquettes, photographies, courriers et autres documents, produits par le cabinet d’architecture entre 1880 et 1980, soit trois générations d’architectes de la même famille : le grand-père, Antoine Percilly (1858-1928), son gendre Gilbert Brière (1882-1961) et le fils de celui-ci, Jean Brière (1926-2005). Antoine Percilly avait lui-même pris la suite de Jean Barrody (1839- ?), dont il subsiste quelques archives. Le cabinet Percilly-Brière fut pendant un siècle le plus important cabinet d’architecture vichyssois, tant par le nombre de ses employés que par la quantité et la diversité des bâtiments construits, majoritairement sur l’agglomération de Vichy, mais aussi dans le reste du département et même au-delà : Gilbert Brière dessina les différents magasins de la maison Van Cleef & Arpels, concourut pour la construction du Casino de Nice ou l’hôpital de Bourges et Jean Brière produisit plusieurs projets pour l’Afrique du Nord, par exemple. Ces archives permettent ainsi d’appréhender l’histoire et la construction de l’Hôpital de Vichy (entre 1880 et 1980), de la préfecture de Moulins, de l’église Jeanne d’Arc, de banques (Banque de France, Société générale, Crédit lyonnais…), d’établissements thermaux (source Lardy, sources du Hammam…), de salles de spectacles ou lieux de divertissements (Tir au pigeons, Eden-Théâtre, Élysée-Palace…), de magasins (Brasserie de la Grande-Grille – aujourd’hui Librairie A la page…), d’hôtels (Albert 1er, Louvre, Giboin-Mombrun, Mondial…), d’une multitude de villas (rue Hubert Colombier…), d’immeubles (depuis l’Art déco jusqu’aux grands ensembles HLM ou de standing à Cusset…) 

La bibliothèque du cabinet Percilly-Brière, est constituée d’une douzaine de titres de revues, dont la parution s’étend de 1855 à 1939 (La Construction Moderne de 1886 à 1928), à laquelle il faut ajouter des revues contemporaines (Architecture d’aujourd’hui, Moniteur…). Figurent également près de quatre cents ouvrages de référence, pour la plupart illustrés de grandes planches (gravures et plus rarement photos), parfois en couleurs et souvent sous reliure ou portefeuille d’éditeur. L’étendue de la période couverte (bibliothèque de travail de quatre générations d’architectes), le choix des auteurs et des titres conservés, l’état de conservation des collections, font de cette bibliothèque un ensemble exceptionnel, constituant une source documentaire rare sur l’architecture des 19e et 20e siècles. Elle est régulièrement augmentée par différents dons.